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Politique > Venezuela et l'ALBA

 Aznar s’est félicité du coup d’Etat contre Chavez

• Les USA étaient au courant des préparatifs du putsch d’avril 2002

WASHINGTON, 25 novembre.- La CIA était au courant des préparatifs du putsch qui se tramait contre le président Hugo Chavez en avril 2002, informent aujourd’hui des médias nord-américains.

Des documents déclassifiés à la demande d’une avocate de New York confirment que la CIA avait  informé au moins 200 hauts fonctionnaires de l’intelligence des États-Unis des préparatifs du coup d’État au Venezuela.

L’implication des États-Unis dans cette tentative de putsch contre le gouvernement constitutionnel vénézuélien a aussi été révélée hier par le quotidien Newsday.

La révélation a suscité un débat sur le rôle joué par le gouvernement de Goeorge W. Bush, qui aurait pu alerter les autorités de Caracas.

L’affaire se complique avec une information selon laquelle il existe un télégramme envoyé par le président du gouvernement espagnol de l’époque, José Maria Aznar, proche allié de Bush, dans lequel il se félicitait du coup d’État contre Chavez, ce qui a donné lieu à une forte polémique en Espagne.

«Des militaires dissidents, y compris de hauts officiers mécontents et un groupe de jeunes officiers unissent leurs efforts pour organiser un coup contre le président Chavez dès ce mois-ci.»

C’est en ces termes qu’est rédigé le rapport exécutif d’intelligence élaboré et distribué par des délégués de la CIA, de l’Agence de sécurité nationale, de l’Agence d’intelligence de défense et du Département d’État des États-Unis.

Le rapport est daté du 16 avril 2002, soit cinq jours avant l’arrestation de Chavez par des militaires putschistes et l’installation d’une junte de facto conduite par l’homme d’affaires Pedro Carmona, actuellement fugitif de la justice de son pays.

Le rapport d’intelligence, révélé par l’avocate Eva Gollinger, précise que le plan putschiste incluait l’arrestation de Chavez et de dix autres hauts fonctionnaires.

«Afin de provoquer des actions militaires, les putschistes pourraient exploiter les troubles dérivés des protestations de l’opposition durant ce mois-ci ou celles en cours à l’entreprise pétrolière d’État PDVSA», ajoute le texte, rédigé par le Comité des avertissements stratégiques.

Gollinger assure que si les États-Unis avaient informé le gouvernement de Chavez, les choses se seraient certainement passées différemment.

Ce qui est sûr, affirme-t-elle, c’est que Washington s’est montré complaisant avec le gouvernement de Carmona, qui est allé jusqu’à supprimer par décret l’Assemblée nationale durant son mandat éphémère d’à peine 48 heures.

(Granma)  25 novembre 2004


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