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Politique > Venezuela et l'ALBA

 Chavez annonce la phase anti-impérialiste du processus bolivarien

FORT du soutien de ses compatriotes rassemblés en masse durant plus de huit heures, Hugo Chavez a affirmé que l’ancien régime exploiteur ne reviendrait pas au Venezuela. Ni son oligarchie, ni les politiques néolibérales ne reprendront possession du pays, a-t-il affirmé.

Le président vénézuélien a déclaré que l’actuel gouvernement des Etats-Unis a fini par «ôter son masque du vieil impérialisme assassin et massacreur de peuples».

Il a également dénoncé les tentatives successives de la Maison-Blanche pour le renverser, par le biais d’actions déstabilisatrices de l’opposition politique.

Il suffit de se souvenir que le 11 avril 2002 l’administration de George W. Bush —qui avait envoyé avions et bateaux militaires— avait été la seule, avec l’Espagne, à féliciter Pedro Carmona pour son coup d’Etat et sa brève présence au Palais de Miraflores.

Depuis lors, et après le rétablissement de Chavez par les masses populaires et l’armée, l’Office pour les Affaires interaméricaines du Département d’Etat soutient et finance tout sabotage de la dite société civile, composée de l’oligarchie financière et patronale, les dignitaires de l’Eglise catholique et un secteur des syndicats.

Face à ce climat d’hostilité, le Venezuela met peu à peu en place les divers plans sociaux et économiques en faveur des secteurs les plus pauvres, qui doivent défendre leurs récentes conquêtes, a dit Chavez.

Le président affirme que son pays représente l’avant-garde alternative de l’Amérique latine, ce qui explique l’opposition à tout projet de changement, des paroles qui, transmises par les ondes de radio et de télévision, ont eu un large écho dans le monde, d’autant plus que Chavez a également évoqué les plans d’assassinat le concernant, ce qui entraînerait, a-t-il dit, une violence sans précédents.

Le détonateur du déclenchement des hostilités à Caracas, a expliqué Chavez, ont été ses déclarations de septembre 2001 contre Washington pour les bombardements injustifiés contre la population afghane, au nom d’une soi-disant croisade antiterroriste. Une situation qui s’est encore tendue par la suite, en raison des déclarations indépendantistes et antiimpérialistes de la Révolution bolivarienne.

'Pour la paix et contre le paramilitarisme' a été le thème qui a rassemblé les Vénézuéliens de la capitale. Bush a été accusé de mépriser les préceptes des Nations unies «sans aucune honte, dans le but d’imposer un droit quasi divin qu’il s’attribuent pour administrer les destins du monde», a affirmé le président vénézuélien, qui a dénoncé également l’infiltration, à partir de la Colombie, de 130 paramilitaires, une stratégie d’ingérence étasunienne dans la région sud-américaine.

DEFENSE NATIONALE INTEGRALE

Dans cette nouvelle étape «antiimpérialiste», Chavez a appelé chaque citoyen à défendre sa patrie.

«Chaque citoyen vénézuélien doit se sentir un soldat. C’est pour cette raison que des militaires à la retraite seront très prochainement réincorporés pour assurer la formation militaire dans tous les Etats, municipalités, quartiers, dans le cadre du programme de défense nationale intégrale». Il s’agit du renforcement de l’unité peuple-Forces armées.

(Granma)  21 Mai 2004


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