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 Il n’existe pas de différend entre Cubains, mais entre Cuba et les États-Unis

• a déclaré le ministre de l’Extérieur, Felipe Pérez Roque, à la présentation du livre Los Disidentes

«Il n’existe pas de différend entre Cubains, mais entre Cuba et les États-Unis», a déclaré le ministre des Relations extérieures, Felipe Pérez Roque, lors du lancement du livre Los Disidentes, des journalistes Luis Baez et Rosa Miriam Elizalde.


De gauche à droite: le ministre
 Pérez Roque, Tubal Paez, président
 de l’UPEC, et les auteurs, Rosa
 Miriam Elizalde et Luis Baez, durant
la présentation de l’ouvrage,
imprimé par Editora Política.

Au Mémorial José Marti, sur la Place de la Révolution, a eu lieu la présentation de l’ouvrage, qui réunit les interviews de huit agents des services secrets cubains qui avaient infiltré les groupes de «dissidents».

Pérez Roque a indiqué que les dits «dissidents» «ne naissent pas d’un processus autochtone, mais sont suscités par les États-Unis. Ils ne répondent pas à des nécessités du peuple cubain, mais à des nécessités du gouvernement des États-Unis».

«Le dissident, c’est le peuple de Cuba —a assuré le ministre— qui a défié l’idée d’être une colonie, qui n’est d’accord ni avec le néo-libéralisme ni avec le capitalisme sauvage, ni avec la tyrannie médiatique des superpuissances et du monde uniforme pour lequel n’existe qu’un seul patron de conduite.»

Il a expliqué que le livre présente de grands contrastes, et en guise d’illustration il a rappelé que par exemple, «l’argent que reçoivent ces "dissidents" provient de l’extérieur et du gouvernement qui agresse et impose un blocus à notre patrie, alors que ceux qui attaquèrent la Moncada (la première action contre la dictature de Batista, le 26 juillet 1953) avaient collecté l’argent entre eux pour acheter des armes et certains avaient vendu leurs outils de travail, leurs meubles, leur emploi et même leurs vacances.

»Ce sont là les différences entre certains dissidents et d’autres», a-t-il dit.

«On pourra dire que la Révolution a parfois appliqué ses lois avec rigueur et sévérité, mais elle l’a toujours fait dans un cadre légal, sans assassinats ni disparitions, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays sans que personne n’émette la moindre critique», a indiqué Pérez Roque.

Tubal Paez, président de l’Union des journalistes de Cuba, après avoir insisté sur le professionnalisme des auteurs, a qualifié l’ouvrage d’exceptionnel car il est accompagné de plus de 100 documents et de près de 50 notes explicatives sur des organisations et des personnages de la contre-révolution.

Le contenu —le livre inclut un intéressant matériel photographique— constitue une arme des plus efficaces pour freiner et liquider le mensonge, la calomnie et la démagogie sur la campagne la plus impitoyable lancée contre l’oeuvre, les idées et l’éthique de la Révolution cubaine, a ajouté Paez.

Elizalde et Baez ont précisé que Los Disidentes est le fruit d’une équipe de travail dont les auteurs principaux sont les douze agents de la Sûreté de l’État, qui ont mis à nu la honteuse ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de l’île.

Ces agents se trouvaient à la cérémonie, ainsi que le ministre de la Culture, Abel Prieto, et José Ramon Balaguer, membre du Bureau politique du Parti communiste.

(Granma) 25 Juin 2003


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