Au Mémorial José Marti, sur
la Place de la Révolution, a eu lieu la
présentation de l’ouvrage, qui réunit les
interviews de huit agents des services secrets
cubains qui avaient infiltré les groupes de
«dissidents».
Pérez Roque a indiqué que les dits
«dissidents» «ne naissent pas d’un
processus autochtone, mais sont suscités par les
États-Unis. Ils ne répondent pas à des nécessités
du peuple cubain, mais à des nécessités du
gouvernement des États-Unis».
«Le dissident, c’est le peuple de
Cuba —a assuré le ministre— qui a défié
l’idée d’être une colonie, qui n’est d’accord ni
avec le néo-libéralisme ni avec le capitalisme
sauvage, ni avec la tyrannie médiatique des
superpuissances et du monde uniforme pour lequel
n’existe qu’un seul patron de conduite.»
Il a expliqué que le livre présente
de grands contrastes, et en guise d’illustration
il a rappelé que par exemple, «l’argent que
reçoivent ces "dissidents" provient
de l’extérieur et du gouvernement qui agresse et
impose un blocus à notre patrie, alors que ceux
qui attaquèrent la Moncada (la première action
contre la dictature de Batista, le 26 juillet
1953) avaient collecté l’argent entre eux pour
acheter des armes et certains avaient vendu leurs
outils de travail, leurs meubles, leur emploi et
même leurs vacances.
»Ce sont là les différences entre
certains dissidents et d’autres», a-t-il
dit.
«On pourra dire que la Révolution
a parfois appliqué ses lois avec rigueur et
sévérité, mais elle l’a toujours fait dans un
cadre légal, sans assassinats ni disparitions,
contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays
sans que personne n’émette la moindre
critique», a indiqué Pérez Roque.
Tubal Paez, président de l’Union des
journalistes de Cuba, après avoir insisté sur le
professionnalisme des auteurs, a qualifié
l’ouvrage d’exceptionnel car il est accompagné de
plus de 100 documents et de près de 50 notes
explicatives sur des organisations et des
personnages de la contre-révolution.
Le contenu —le livre inclut un
intéressant matériel photographique— constitue une
arme des plus efficaces pour freiner et liquider
le mensonge, la calomnie et la démagogie sur la
campagne la plus impitoyable lancée contre
l’oeuvre, les idées et l’éthique de la Révolution
cubaine, a ajouté Paez.
Elizalde et Baez ont précisé que
Los Disidentes est le fruit d’une équipe de
travail dont les auteurs principaux sont les douze
agents de la Sûreté de l’État, qui ont mis à nu la
honteuse ingérence des États-Unis dans les
affaires intérieures de l’île.
Ces agents se trouvaient à la
cérémonie, ainsi que le ministre de la Culture,
Abel Prieto, et José Ramon Balaguer, membre du
Bureau politique du Parti
communiste.