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Honorables Chefs d’Etat et de gouvernement ;
Délégations et invités au IV Sommet de PETROCARIBE ;
Cienfuegueras et cienfuegueros ;
Compatriotes ;
Cet acte serait crucial ne serait-ce que par le fait de
clôturer ce IV Sommet et par le démarrage de la première
étape de la raffinerie de pétrole « Camilo Cienfuegos »
constituée en tant que société mixte PDV CUPET S.A.,
d’autres raisons, nonobstant, suffisent à redoubler son
importance.
Le Commandant en Chef a dénoncé à maintes reprises, la
contradiction dangereuse que pour la survie de notre espèce
signifie la consommation effrénée de pétrole par les pays
capitalistes développés et l’épuisement accéléré des
réserves prouvées, sans qu’il y ait d’alternatives pour
réduire la dépendance de cette ressource non renouvelable à
court et à moyen termes.
Si au déséquilibre existant entre l’offre et la demande du
marché d’hydrocarbures, nous ajoutions des facteurs telle la
diminution des inventaires de bruts aux Etats-Unis, la
dépréciation accentuée du dollar, les guerres ou les menaces
bellicistes, la spéculation aux marchés et la capacité
insuffisante de raffinage international, il est facile de
comprendre la flambée du cours du pétrole.
Voilà une réalité asphyxiante et dévastatrice pour les
économies du Tiers monde, notamment pour les pays les plus
pauvres.
Des facteurs tels l’élévation des coûts dans les secteurs
productifs et de services, ou l’aggravation des échanges
inégaux, pour ne mentionner que deux d’entre eux, s’unissent
au manque d’initiatives internationales qui de s’établir sur
des bases d’égalité et de rationalité pourraient au moins
mitiger les effets de cette crise et assouplir les
conditions draconiennes qui régissent les rapports
économiques et commerciaux dans le monde actuel.
PETROCARIBE constitue la seule exception étant un projet
énergétique régional de nouveau type.
Cherchons au monde quel exportateur livrerait des carburants
animé par des principes de coopération, de solidarité et de
complémentarité, des principes qui n’ont rien a voir avec
les lois du libre échange.
Quel schéma financier de fourniture d’hydrocarbures en
faveur des pays pauvres, offrirait des facilités de paiement
à chaque embarquement de 60 p.100 seulement de sa valeur et
échelonnerait le reste sur 25 ans avec un intérêt de 1 p.
100.
Cherchons encore ailleurs un fournisseur qui propose que 40
p. 100 de la facture pétrolière financée soit investie dans
des projets et des programmes sociaux.
Il est fort probable que les Etats-Unis oseraient d’accuser
le Président Chávez, en plus de délit et de péchés qu’ils
lui amputent, de mainmise dans les affaires intérieures des
pays membres de PETROCARIBE, de par cette formule inédite de
paiement qui permet d’éradiquer l’analphabétisme, développer
la santé publique, bâtir des industries, élargir des
services, bref, élever le bien-être de nos population.
Celle-ci n’est pas donc la clôture d’une autre réunion
internationale sur la crise énergétique, une des nombreuses
qui adoptent l’accord unique de se réunir encore à l’avenir,
dans un autre endroit, pour discuter des mêmes problèmes qui
n’ont fait que s’aggraver au passage du temps.
L’objectif premier de cet acte et de clôturer le IV Sommet
des Chefs d’Etat de PETROCARIBE qui trouve progressivement
des solutions aux difficultés engendrées par la crise
énergétique internationale et dont les accords donneront des
réponses concrètes au fur et à mesure que nous réussirons
une unité d’action plus étroite.
Le deuxième objectif est le redémarrage de la raffinerie «
Camilo Cienfuegos », après d’une première étape de
réhabilitation.
Une longue période de paralysie entamée en avril 1995, suite
à la disparition de l’Union soviétique et de l’aggravation
du blocus économique des Etats-Unis contre Cuba prend fin.
Des efforts gigantesques ont été nécessaires pour préserver
les installations et la ressource la plus précieuses, le
magnifique groupe de travailleurs de cette raffinerie.
Il est louable que dans une période de 18 mois à peine et
avec un investissement de 136 millions de dollars, 15
projets aient été conclus, des projets qui ont permis non
seulement de réhabiliter les installations mais
d’automatiser son opération à même d’atteindre sa capacité
de raffinage prévue, soit 65 mil barils de brut par jour.
Cuba
n’aurait pas pu relancer cette grande usine sans
l’Alternative bolivarienne pour les Peuples de Notre
Amérique, modèle de coopération basé sur les mêmes principes
de PETROCARIBE, et réaffirmation du fait que moyennant
l’unité, la coopération solidaire et la complémentarité des
économies, il est possible de surmonter les circonstances
les plus difficiles et d’aller de l’avant.
L’ALBA est la preuve que l’ON PEUT bâtir un monde meilleur.
Cet investissement comprend la construction d’une adduction
d’eau, la réhabilitation des sous stations électriques,
l’installation et l’agrandissement de nouveaux services, y
compris le service téléphonique, des améliorations dans le
système d’éclairage publique, le voltage, et l’entretien des
voiries qui subviennent aux nécessités, non seulement de la
raffinerie, mais du reste des industrie et des communautés
de la région.
Un bel exemple est aussi les efforts consentis pour conclure
les cent premières pétro maisons de la communauté « Simón
Bolívar » inaugurées aujourd’hui.
Cette contribution bénévole preuve encore une fois la
collaboration fructueuse et exemplaire de la République
bolivarienne du Venezuela, république sœur qui nous permet
d’accéder à l’une des plus modernes et efficientes
technologies de construction de logements.
Nous félicitons les cienfuegueros de ces victoires
remportées qui, comme Fidel l’a dit n’ont jamais manqué à la
Révolution !, à leurs organisations, leurs responsables
politiques et de gouvernement. C’est un exemple à suivre sur
la façon de travailler pour avancer d’un pas ferme.
C’est ainsi qu’une nouvelle étape s’ouvre vers le
développement de l’industrie pétrochimique nationale. Des
techniciens cubains et vénézuéliens se penchent sur de
nouveaux projets afin d’élargir la capacité de cette
raffinerie, réussir dans des productions d’ammoniac, d’urée,
de chlore, de PVC, des peintures, d’éléments structurels
pour les pétro maisons et accroître la production d’engrais,
indispensables au développement de l’agriculture.
Amis qui nous accompagnez, compatriotes,
Félicitons-nous des résultats de cet effort, des résultats
acquis par PDVSA et CUPET, par les peuples vénézuélien et
cubain. Mes salutations spéciales au Président de la
République bolivarienne du Venezuela, cher ami de Fidel et
de Cuba, le compañero Hugo Rafael Chávez Frías.
La tâche de soutenir la Révolution socialiste à 90 milles
d’un ennemi féroce est loin d’être facile, mais nous y
sommes et nous y serons, forts de 50 ans d’endurance et de
victoires, ayant pris la décision d’offrir de façon
solidaire et modeste, notre expérience et nos connaissances,
aux peuples, plus fiers que jamais des idées de Bolivar et
de Martí, en combat permanent contre l’ennemi, le Che nous
l’a ainsi enseigné, et avec la vérité et la justice sans
failles de Fidel.
Telle est notre clameur :
Vive PETROCARIBE et l’ALBA !
Vive Fidel et Chávez !
Jusqu’à la victoire à jamais ! |