Déclarations du
Premier Vice Président
de Cuba

 

  

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 Discours de clôture de Petrocaribe par le chef de la délégation Cubaine, le 21 Décembre 2007

Honorables Chefs d’Etat et de gouvernement ;

Délégations et invités au IV Sommet de PETROCARIBE ;

Cienfuegueras et cienfuegueros ;

Compatriotes ;

Cet acte serait crucial ne serait-ce que par le fait de clôturer ce IV Sommet et par le démarrage de la première étape de la raffinerie de pétrole « Camilo Cienfuegos » constituée en tant que société mixte PDV CUPET S.A., d’autres raisons, nonobstant, suffisent à redoubler son importance.

Le Commandant en Chef a dénoncé à maintes reprises, la contradiction dangereuse que pour la survie de notre espèce signifie la consommation effrénée de pétrole par les pays capitalistes développés et l’épuisement accéléré des réserves prouvées, sans qu’il y ait d’alternatives pour réduire la dépendance de cette ressource non renouvelable à court et à moyen termes.

Si au déséquilibre existant entre l’offre et la demande du marché d’hydrocarbures, nous ajoutions des facteurs telle la diminution des inventaires de bruts aux Etats-Unis, la dépréciation accentuée du dollar, les guerres ou les menaces bellicistes, la spéculation aux marchés et la capacité insuffisante de raffinage international, il est facile de comprendre la flambée du cours du pétrole.

Voilà une réalité asphyxiante et dévastatrice pour les économies du Tiers monde, notamment pour les pays les plus pauvres.

Des facteurs tels l’élévation des coûts dans les secteurs productifs et de services, ou l’aggravation des échanges inégaux, pour ne mentionner que deux d’entre eux, s’unissent au manque d’initiatives internationales qui de s’établir sur des bases d’égalité et de rationalité pourraient au moins mitiger les effets de cette crise et assouplir les conditions draconiennes qui régissent les rapports économiques et commerciaux dans le monde actuel.

PETROCARIBE constitue la seule exception étant un projet énergétique régional de nouveau type.

Cherchons au monde quel exportateur livrerait des carburants animé par des principes de coopération, de solidarité et de complémentarité, des principes qui n’ont rien a voir avec les lois du libre échange.

Quel schéma financier de fourniture d’hydrocarbures en faveur des pays pauvres, offrirait des facilités de paiement à chaque embarquement de 60 p.100 seulement de sa valeur et échelonnerait le reste sur 25 ans avec un intérêt de 1 p. 100.

Cherchons encore ailleurs un fournisseur qui propose que 40 p. 100 de la facture pétrolière financée soit investie dans des projets et des programmes sociaux.

Il est fort probable que les Etats-Unis oseraient d’accuser le Président Chávez, en plus de délit et de péchés qu’ils lui amputent, de mainmise dans les affaires intérieures des pays membres de PETROCARIBE, de par cette formule inédite de paiement qui permet d’éradiquer l’analphabétisme, développer la santé publique, bâtir des industries, élargir des services, bref, élever le bien-être de nos population.

Celle-ci n’est pas donc la clôture d’une autre réunion internationale sur la crise énergétique, une des nombreuses qui adoptent l’accord unique de se réunir encore à l’avenir, dans un autre endroit, pour discuter des mêmes problèmes qui n’ont fait que s’aggraver au passage du temps.

L’objectif premier de cet acte et de clôturer le IV Sommet des Chefs d’Etat de PETROCARIBE qui trouve progressivement des solutions aux difficultés engendrées par la crise énergétique internationale et dont les accords donneront des réponses concrètes au fur et à mesure que nous réussirons une unité d’action plus étroite.

Le deuxième objectif est le redémarrage de la raffinerie « Camilo Cienfuegos », après d’une première étape de réhabilitation.

Une longue période de paralysie entamée en avril 1995, suite à la disparition de l’Union soviétique et de l’aggravation du blocus économique des Etats-Unis contre Cuba prend fin.

Des efforts gigantesques ont été nécessaires pour préserver les installations et la ressource la plus précieuses, le magnifique groupe de travailleurs de cette raffinerie.

Il est louable que dans une période de 18 mois à peine et avec un investissement de 136 millions de dollars, 15 projets aient été conclus, des projets qui ont permis non seulement de réhabiliter les installations mais d’automatiser son opération à même d’atteindre sa capacité de raffinage prévue, soit 65 mil barils de brut par jour.

Cuba n’aurait pas pu relancer cette grande usine sans l’Alternative bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, modèle de coopération basé sur les mêmes principes de PETROCARIBE, et réaffirmation du fait que moyennant l’unité, la coopération solidaire et la complémentarité des économies, il est possible de surmonter les circonstances les plus difficiles et d’aller de l’avant.

L’ALBA est la preuve que l’ON PEUT bâtir un monde meilleur.

Cet investissement comprend la construction d’une adduction d’eau, la réhabilitation des sous stations électriques, l’installation et l’agrandissement de nouveaux services, y compris le service téléphonique, des améliorations dans le système d’éclairage publique, le voltage, et l’entretien des voiries qui subviennent aux nécessités, non seulement de la raffinerie, mais du reste des industrie et des communautés de la région.

Un bel exemple est aussi les efforts consentis pour conclure les cent premières pétro maisons de la communauté « Simón Bolívar » inaugurées aujourd’hui.

Cette contribution bénévole preuve encore une fois la collaboration fructueuse et exemplaire de la République bolivarienne du Venezuela, république sœur qui nous permet d’accéder à l’une des plus modernes et efficientes technologies de construction de logements.

Nous félicitons les cienfuegueros de ces victoires remportées qui, comme Fidel l’a dit n’ont jamais manqué à la Révolution !, à leurs organisations, leurs responsables politiques et de gouvernement. C’est un exemple à suivre sur la façon de travailler pour avancer d’un pas ferme.

C’est ainsi qu’une nouvelle étape s’ouvre vers le développement de l’industrie pétrochimique nationale. Des techniciens cubains et vénézuéliens se penchent sur de nouveaux projets afin d’élargir la capacité de cette raffinerie, réussir dans des productions d’ammoniac, d’urée, de chlore, de PVC, des peintures, d’éléments structurels pour les pétro maisons et accroître la production d’engrais, indispensables au développement de l’agriculture.

Amis qui nous accompagnez, compatriotes,

Félicitons-nous des résultats de cet effort, des résultats acquis par PDVSA et CUPET, par les peuples vénézuélien et cubain. Mes salutations spéciales au Président de la République bolivarienne du Venezuela, cher ami de Fidel et de Cuba, le compañero Hugo Rafael Chávez Frías.

La tâche de soutenir la Révolution socialiste à 90 milles d’un ennemi féroce est loin d’être facile, mais nous y sommes et nous y serons, forts de 50 ans d’endurance et de victoires, ayant pris la décision d’offrir de façon solidaire et modeste, notre expérience et nos connaissances, aux peuples, plus fiers que jamais des idées de Bolivar et de Martí, en combat permanent contre l’ennemi, le Che nous l’a ainsi enseigné, et avec la vérité et la justice sans failles de Fidel.

Telle est notre clameur :

Vive PETROCARIBE et l’ALBA !
Vive Fidel et Chávez !
Jusqu’à la victoire à jamais !


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