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Cuba > José Martí |
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Arabe - Poème de José Martí |
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José Martí
Traduit par Jean Lamore
ARABE
Sans pompe vaine ô Arabe ! Je salue Ta liberté, ta tente et ton cheval. Comme l`on voit de la mer les sommets De la terre, ainsi je vois dans ma mémoire Mes instants de bonheur ; ce furent seulement Ceux- là au cours desquels, seul, à cheval Je vis 1'aube, évitai le danger, franchis les monts, Et au retour, comme toi, farouche et heureux Ayant lâché la bride, assoiffé je vidai Une écuelle de lait odorant.
Les hommes, mon cher Maure, Valent moins que l'arbre qui abrite Le riche comme le pauvre, ils valent moins Que le dos impérial de ton cheval. Oh, le vers ne vient plus ainsi qu'il le faisait Tel un collier de roses, ou bien à la façon Du chevalier à la belle épée Le corps tout entier revêtu de lumière : Il vient comme le boeuf, vieilli et fatigué De traîner le timon sur une terre sèche.
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Lettres de Cuba
01-09-2008 |
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