José Julián Martí Pérez
Apôtre de l'Indépendance
de Cuba

 

  

English Español عربي
Cuba > José Martí

 Portique - Poème de José Martí

José Martí
 Traduit par Jean Lamore


Portique

 

En face de maisons vulgaires, dans ces mêmes
Lieux sacrés où le bon Franklin donna rendez- vous
À la foudre et la fit prisonnière, - au milieu
De murs tronqués, de tas de pierres, de fossés
Béants, avec les fondations qui semblaient
Des dents qui naissent sur une gencive,
Un portique gigantesque se dressait.

Auprès de lui venait flâner la multitude
[ ............... ……… ] qui toujours à l'entour
Des édifices nouveaux se rassemble :
Les uns, car c'est toujours l'apanage des sots,
Bouche bée devant sa grandeur : ou comme pierre
Impénétrable au soleil, et d'autres furieux
Que sa taille soit plus grande que la leur.

Entre son grossier échafaudage, et ses murs
Naissants, le portique [ .............. ]
Dans un crâne sans sommet ressemblait
À une lèvre énorme, livide et gonflée.
 

Les roues et les hommes domestiquèrent l'air :
Ils escaladaient les ténèbres : ils allèrent
Plus haut que les églises : ils accrochèrent
Le magnifique édifice aux nuages :
Et alors au milieu de ses hautes murailles
On put voir le portique dans toute sa beauté.

 


Lettres de Cuba 01-10-2008


Imprimer Envoyer à un ami Retour Votre opinion Fermer Haut de page