José Julián Martí Pérez
Apôtre de l'Indépendance
de Cuba

 

  

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 Le Canada chez Martí

Par Pedro Pablo Rodríguez
Traduit par María Elena Silva

Les références au Canada dans l´important ouvrage de Marti sont relativement très restreintes et apparaissent toujours associées à des informations, des jugements et des appréciations sur les Etats- Unis. La presque totalité des 28 citations sur le Canada que nous avons retrouvées dans ses Ouvrages Complets ont été écrites dans les « Scènes nord- américaines » ces chroniques qu´il préparait à New York destinées à des différents journaux hispano- américains ; il n´y a que deux qui apparaissent sur des lettres adressées aux patriotes Serafín Bello et à Gonzalo de Quesada, et une autre occupe l'une des notes de la « Section Constante » qu´il a publié sur La Opinion Nacional de Caracas,

Du point de vue chronologique, la première de ces références date de 1881, et la dernière, de 1892.

On ne peut pas assurer que le Canada et ses affaires deviennent un sujet à l´intérieur de l´ouvrage martien, tant du point de vue du nombre restreint que nous avons remarqué des références sur ce pays que pour l´espace si limité dans le vaste ensemble de son ouvrage, car dans tous les cas il s´agit des mentions circonstancielles en relation avec d´autres sujets.

Il n´y a qu´une occasion dans laquelle Martí consacre une bonne partie de ses chroniques –d´une manière si longue, - à analyser in extenso un problème sur les relations entre les Etats- Unis et le Canada, et par conséquence, la référence relative à la colonie britannique est plus longue que d´habitude.

Cependant, en dépit de cette présence mineure du Canada dans ses écrits, certaines de ses références sont très importantes pour comprendre l´un des volets des plus saillants de sa pensée : sa compréhension des appétits expansionnistes qui prenaient corps aux Etats Unis vers la fin du 19eme siècle, et qui faisait du voisin du Nord, un territoire d´acquisition souhaitable, avec quoi on soutenait une intention datant de l´époque de la Guerre d´Indépendance des Treize Colonies.

Dans l´une des mentions initiales, parue dans une des premières « Lettres de New York » pour La Opinión Nacional de Caracas, Marti parle justement de l´ expansionnisme continental des Etats Unis dirigé alors vers le Canada, au Nord et vers le Mexique, au Sud.

Dans la chronique écrite à la fin de décembre 1881, Marti fait une comparaison de l´esprit des fondateurs des Treize Colonies avec celui qui animait à l´époque leurs descendants et il dit: « mais, oh, qu´ils ne sont plus les modestes, ils ne marchent non plus sur les neiges du Cap Cod avec les rudes chaussures des travailleurs, mais ils chaussent au pied, la rude botte martiale ; et ils voient d´un côté le Canada, et de l´autre le Mexique » et plus avant, dans le même texte, il illustre cette analyse copiant la phrase suivante, prononcée lors d´un banquet devant le président lui- même, par le sénateur étasunien Hawley : « Et lorsque nous ayons pris le Canada et le Mexique, et nous allions régner sans rivaux sur le continent, quel genre de civilisation nous aurions dans l´avenir ? » A cette question du sénateur, Marti répond par la suite: « L´une terrible, sûrement, celle de Carthage »[1]

La comparaison des Etats Unis avec Carthage, la place commerciale de l´Antiquité- de même qu´avec sa rivale et vainqueur Rome- on peut la retrouver à maintes reprises dans les textes martiens, une similitude qui remarque le sens impérial qu´il voyait grandir dans la république du Nord au rythme de l´élargissement des domaines territoriales.

Cinq ans plus tard, en août 1886, dans une de ses lettres adressées au Partido Liberal de Mexique, il dit que le Congrès des Etats Unis avait déclaré qu'il n´acceptait pas la dureté des lois mexicaines pour les actes commis à l´intérieur de son territoire, concernant le cas de l´aventurier étasunien Cutting, qui avait été jugé en Mexique pour soulever les esprits et pour provoquer des incidents sur la frontière entre les deux nations en vue d´annexer plusieurs des états du Nord. Dans son écrit, Marti signale que ni le secrétaire d´Etat ni l´organe législatif étasunien, en avaient le droit, cependant ils demandaient une solution immédiate à l´Angleterre lorsque leurs ressortissants au Canada enfreignaient les droits et les propriétés de certains des citoyens de la république. [2]

Lorsqu´il mettait en garde sur le traitement inégal vers ses voisins frontaliers, il est évident que Marti voulait faire noter à ses lecteurs mexicains qu'ils se trouvaient devant une situation plus dangereuse, devant l´expansionnisme étasunien étant donne la faiblesse de leur pays. Mais son allusion implicite au pouvoir de la Grande Bretagne, - l´une des principales puissances mondiales de l´époque- , ne montre pas que Marti donne moins d´importance aux appétits annexionnistes des Etats Unis à l´égard de Canada, parce que, depuis lors, une fois et une autre il en a parlé dans les « Scènes nord- américaines »

Dans un texte publié dans La Nación, de Buenos Aires, le 15 avril 1887, il parle de la dispute concernant la pêche qu´à affrontaient, à l´époque les deux pays. Marti explique qu´à Washington courraient les bruits de la guerre contre le Canada vu que ce pays entravait les activités des bateaux de pêche étasuniens sur ses côtes, pour les forcer au renouvellement du Traité d´Halifax par le truchement duquel la république avait cédé le droit de maîtrise que la Grande Bretagne lui avait reconnu sur les eaux canadiennes, lorsque les Treize Colonies avaient soutenu la métropole contre la France en 1762. 

Marti raconte comment la dispute s´est acharnée au début de cette année, car dans le Congrès des Etats- Unis avait surgi la proposition de fermer tous ses ports de mer et de terre aux canadiens et un sénateur avait demandé la cessation de tout genre de relations avec le Canada. Mais Marti conclut que l´affaire allait terminer dans un arrangement, puisqu´il était d´avis que « les Etats- Unis ne faisait pas appel au sang par des raisons banales et l´Angleterre avait devant ses portes et à son intérieur des loups plus sauvages » [3]

En mai 1887, dans un autre travail consacré à expliquer aux Mexicains comment leur pays était vu aux Etats Unis, il avait écrit ce qui suit:

« On parle clairement d´annexer le Canada aux Etats- Unis » [4]

Peu après, le 23 juin, dans un autre texte rédigé pour El Partido Liberal, il commentait une réunion de la Ligue d´Annexion Américaine qui avait eu lieu à New York pour écouter les aspirations anti mexicaines de Cutting, réunion dans laquelle y ont participé « des mystérieux représentants que les états annexionnistes du Canada avaient envoyé à la Ligue. » D´après Marti, ces délégués provenaient de tout le Sud et de l´Est canadien, et parmi eux il y avait deux députés au Parlement, l´un desquels avait déclaré qu´à New Brunswick « il n´y avait pas un seul citoyen qui souhait être anglais », « et que tout le Manitoba était annexionniste » [5]

Bien que l´intention des textes du mois de juin 1887 est de mettre en garde sur les actions à l´encontre de l´intégrité territoriale du Mexique qui continuait à être promue par Cutting —personnage dont les pas ont été suivis de près par le révolutionnaire cubain—, on ne méprise pas le sujet de l´annexionnisme canadien, car Marti appelle à ne pas le prendre à la légère, aussi bien par les travaux de cette Ligue annexionniste que par la demande faite par deux importants journaux démocrates de New York, le Sun et le World, au parti, d´assumer en tant que dogme de son programme d´annexion du Canada. » [6]

Il s´avère évident que Martí a placé toute son attention sur le courant annexionniste à l´intérieur du Canada lui même comme cela est mis en évidence par une référence courte et postérieure sur le fait que lors des élections pour la Mairie de la ville canadienne de Windsor, le candidat annexionniste ait remporté le deuxième rang parmi quatre aspirants, avec seulement 20 voix de différence avec le vainqueur. [7]

La montée à la présidence du républicain Benjamin Harrison, et la désignation de James G. Blaine en tant que secrétaire d´Etat, ont signifié pour Marti l´accès au gouvernement d´un secteur politique promoteur de l´expansion territoriale et fortement lié aux grands industriels anxieux d´ouvrir de marchés extérieures à leurs productions.

Ses chroniques sur la Conférence Internationale Américaine, tenue à Washington entre 1889 et 1890 sont bien connues, celle qui a marqué pour lui le moment de déclarer la deuxième indépendance des nations latino américaines. De même, il réitère et approfondi le sujet de l´annexion du Canada, un sujet qu´il voit commencer à s´intégrer de manière cohérente à l´intérieur de la politique expansionniste encouragée par Blaine, bien qu´il marque une nuance entre ce souhait annexionniste vers le Nord et celui qui se dirige vers Mexique et les Antilles : le fait que le Canada était une dépendance britannique compliquait et entravait l´intention étasunienne de l´incorporer à son territoire.

En pleine campagne électorale, Martí observe la manipulation faite par Blaine concernant le thème canadien afin de faire pencher l´opinion publique à l´encontre de la réélection du président démocrate Grover Cleveland, par le truchement de l´accuser de tiédeur dans la défense des intérêts des pécheurs de l´état de Maine. Le chroniqueur de La Nación, expliquait le rejet des républicains dans le Congrès à un projet de Traité avec la Grande Bretagne sur le sujet, et étant donné que le président a haussé la barre pour se maintenir dans la préférence de l´électorat lorsqu´il a demandé la suppression du libre passage des produits canadiens à travers les chemins de fer étasuniens, plus de ce qui était demandé par Blaine. Les conséquences de cet acte, sont résumées par Marti en trois phrases : « L´Angleterre l´insulte, le Canada se lève et sa popularité augmente ». [8]

Vers la fin de 1888, le 20 décembre, Marti a daté la seule de ses « Scènes nord- américaines » dans laquelle le sujet central est justement l´annexion du Canada, considérant que ce sujet a été ressuscité en vue de la bataille électorale de cette année:                                                                                                                      

« ...avec les élections a été ressuscité le projet d´attirer le Domaine à la Confédération de l´Amérique du Nord, non pas parce que ceux qui ont fait resurgir le sujet pensent qu´une chose pareille soit possible aujourd´hui mais parce que l´esprit tacite de l´élection était, de la part des républicains, cette promesse qu'ils font silencieusement au pays des impérialismes et des conquêtes, ne trouvant rien de mieux pour émerveiller l´esprit publicain avec ce plan honteux en vue de gagner du temps ici, et au Canada pour la tentative de l´annexion… » [9]

Martí cite certaines des personnalités étasuniennes qui encourageaient ce courant annexionniste auxquels il appelle “certains politiciens et généraux, agioteurs la plupart ou défenseurs des monopoles. » [10]

Cependant, pour lui, au Canada il existait un fort courant en faveur du libre commerce avec les Etats Unis, mais pas en faveur de l´annexion, il dit que celle- ci est même refusée pour deux fameuses personnalités défenseurs du libre tarif douanier: Golden Smith et Erastus Wyman. C´est pourquoi, il conclut, Blaine –récemment désigné secrétaire d´Etat- prévoyait de refuser au Canada l´union douanière, afin de le faire tomber dans l´annexion. » [11]

Raison pour laquelle Marti se prononce de manière favorable à l´ajustement du commerce frontalier « comme l´exige l´intérêt mutuel » et que chaque nation reste tel qu´elle est. [12]

C´est intéressant comment dans cette chronique Martí introduit le sujet, mettant à profit l´intérêt des touristes étasuniens pour le pays voisin et il présente une vision gentille de leur nature et de l´identité québécoise

C´est au Canada où se dirigent (les étasuniens) avec le roman de Howell comme guide, le roman d´une amitié casuelle, dans lequel on raconte une historie d´amour de ces pays, où en même temps que la romance et l´aventure de ce Québec de forteresse admirable, ce Montréal somptueux et anglais, cette France opiniâtre, s´accommode entre l´Angleterre qui la soumet et les Etats- Unis que la convoite. Ces indiens pittoresques, plus libres et heureux que les nord- américains. Ces belles vallées, ou le bétail se promène, les mamelles pleines, à l´ombre des arbres fruitiers. Ces forets des peupliers et des pins, couronnés des tumulus et des croix. Ces fleuves, des cataractes sauvages trompent de splendides canaux où des radeaux géantes, attachées par des chaînes, se hâtent, poussées par la glace, son dernier voyage. » [13]

L'identité québécoise est aussi expliquée par Marti, en bonne mesure par la religion catholique, considérée à Québec en tant qu´un symbole de la patrie, de même qu´en Pologne ou en Irlande. Et en 1892, dans une lettre adressé à Gonzalo de Quesada, il parle à nouveau de l´identité québécoise si particulière : « Le Canada français, ne veut pas être anglais non plus, ni nord- américain : il veut être français ». [14]                                                            

En 1889, lorsqu´il parlait de l´idée qui allait s´avérer une réalité, de lancer la candidature de Cleveland pour la présidence, Marti écrit:

“... en politique est mort celui qui ose dire que l´ombre de l´aigle ne doit pas couvrir le monde, et il rappelle comment au temps du président Grant, durant les activités officiels on faisait appel à avancer vers le Canada au Nord, et vers le Mexique au Sud. [15]

Cependant, c´est lors de la Conférence de Washington, convoquée par le gouvernement des Etats Unis pour atteindre ses intentions d´acquérir des marchés et des zones d´influence politique, que Marti écrit au patriote Serafín Bello, mettant en garde que la réunion ne serait pas de bénéfice pour Cuba - telle était l´idée parmi les indépendantistes- mais qu´elle cachait les intentions de s´emparer de l´Ile.

Martí lui dit, d´ailleurs, qu´il considère arrivé le moment expansionniste des Etats Unis, qui ne va pas le faire sur le Mexique ni sur le Canada, mais sur les îles du Pacifique et sur les Antilles, sur nous. » [16]

Il découle de ces jugements que Marti prenait en considération l´intérêt et les actions expansionnistes manifestées au long de ce siècle par les Etats Unis vers le Canada et le Mexique, mais que, sans abandon de pareilles intentions dans sa stratégie géopolitique, comme il est démontré par les actions de Blaine lors de la Conférence afin de garantir le droit futur pour l´occupation violente du Canada [17] - , depuis 1889- 1890 il apprécie que le danger le plus important à cause de sa proximité dans le temps, planait sur les Antilles et sur les îles du Pacifique- —Hawai et Samoa—, les clés pour ouvrir les grands débouchés de l´Extrême Orient.

Dans le cas canadien il insiste sur la difficulté qu'auraient les Etats Unis à affronter la Grande Bretagne dans une guerre ouverte pour la maîtrise du Domaine, conflit qu'il avait évité traditionnellement tout au long de ce siècle. [18]

En tant qu´une épreuve de la menace annexionniste qui planait toujours sur le Canada, Marti cite en trois occasions les intentions présidentialistes pour les élections de 1892 du général Sherman, qui d´après lui, soutenait un tel but à travers un plan de réciprocité commercial avec le voisin. [19]

Il est évident, par conséquence, l´attention toute particulière octroyée par Marti aux relations entre les Etats Unis et le Canada: il ne pouvait pas être autrement pour qui depuis les débuts de la décennie des 80 du 19eme siècle s´est tracé comme tâche primordiale de dénoncer et d´empêcher la maîtrise étasunienne sur les pays latino- américains à ceux qu´ il a appelé Notre Amérique.

Dans d´autres moments Marti consacre quelques commentaires à des curiosités concernant le Canada tel que le voyage prévu par 50 ecclésiastiques étasuniens pour faire le tour du pays voisin en vélo pendant l´été de 1885 [20]; la présentation à New York des snow- shoers , les marcheurs sur la glace canadiens, avec leurs habits pittoresques fait avec leurs couvertures en couleurs [21]; et les carnavals de Montréal, auxquels on assisté « emmitouflés dans les couvertures colorées ». [22]

Cependant, à ce qu'on sache jusqu´à présent, il ne s´est jamais rendu sur le territoire du Canada et il n´a été non plus un spécialiste sur leurs affaires, mais Marti m´a pas pu se désintéresser avec son regard œcuménique de cet ample territoire alors sous la domination britannique, étant donné l´importance que les Etats Unis lui octroyait, notamment en ce qui concerne sa politique extérieur basée depuis longtemps sur la destinée manifeste, que l´encourageait à essayer d´imposer son gouvernement sur la totalité du continent américain. Sans doute, pour le révolutionnaire cubain, le politicien de regard profond en ce qui concernait le continent et le monde, le Canada s´avérait, donc, une pièce de grande importance dans la politique internationale de ses temps.

Notes:

[1]Lettre de New York. Las Pascuas. La Opinión Nacional , Caracas, le 6 janvier 1882. Op.cit, 9, 205- 206.

[2] Courrier.¨ El Partido Liberal, Mexique, le 2 août 1886. Op.cit., 7, 40.

[3] ¨Lettres de Martí. Un mois de la vie nord- américaine. La Nación , Buenos Aires, le 15 avril 1887. Op.cit., 11, 154.

[4] ¨Evénements intéressants. El Partido Liberal , México, le 9 mai 1887. Op cit. 11, 205.                                                                                    

[5] ¨Le Mexique aux Etats Unis. El Partido Liberal le 23 juin 1887. Op. cit, 7, 52.

[6]Ibídem.

[7]¨Aux Etats Unis. Faits Divers. La Nación , Buenos Aires, le 28 février 1889. Op.cit., 12, 130.

[8]¨La campagne électorale aux Etats Unis. La Nación , Buenos Aires, le 11 octobre 1888. Op. Cit. 12, 47. Cet épisode de cette lutte électorale Marti la reprend dans Elections!. La Nación , Buenos Aires, le 8 décembre 1888. Op.cit., 12, 91.

[9] "Chronique nord- américaine" La Nación , Buenos Aires, le 7 février 1889. Op.cit., 12, 113.

[10]Ibídem, p. 114.

[11] Ibídem.

[12] Ibídem, p. 115.

[13] Ibídem, p. 113.

[14]Op. Cit., 5, 195.

[15] "Aux Etats Unis. L´université sans métaphysique." La Nación , Buenos Aires, le 22 novembre 1889. Op.cit., 12, 350.

[16] Op.cit., 1, 255.

[17] Congrès de Washington. La Nación , Buenos Aires, le 15 juin 1890. Op.cit. 5, 103.

[18]Congrès Internacional de Washington. Son histoire, ses éléments, ses tendances. II La Nación , Buenos Aires, le 20 décembre 1889. Op.cit. 6, 59 y 61.

[19] Op. cit. 12, 451, 454 y 462.

[20] Lettres de Martí. L´été. La Nación , Buenos Aires, le 20 aout 1885. Op.cit. 10, 267.

[21] Courrier privé d'El Partido Liberal . Nouveautés de Nueva York. El Partido Liberal, Mexique, le 5 mars 1887. Op.cit.

[22]La politique internationale des Etats Unis. La Nación , Buenos Aires, le 20 mars 1890.                              

(Lettres de Cuba) 01-08-2007


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