Par Pedro Pablo Rodríguez
Traduit par María Elena Silva
Les références au Canada dans l´important ouvrage de Marti sont
relativement très restreintes et apparaissent
toujours associées à des informations, des
jugements et des appréciations sur les Etats-
Unis.
La presque totalité des 28 citations sur le
Canada que nous avons retrouvées dans ses
Ouvrages Complets ont été écrites dans les «
Scènes nord- américaines » ces chroniques qu´il
préparait à New York destinées à des différents
journaux hispano- américains ; il n´y a que deux
qui apparaissent sur des lettres adressées aux
patriotes Serafín Bello et à Gonzalo de Quesada,
et une autre occupe l'une des notes de la «
Section Constante » qu´il a publié sur La
Opinion Nacional de Caracas,
Du point de vue chronologique, la première de
ces références date de 1881, et la dernière, de
1892.
On ne peut pas assurer que le Canada et ses
affaires deviennent un sujet à l´intérieur de
l´ouvrage martien, tant du point de vue du
nombre restreint que nous avons remarqué des
références sur ce pays que pour l´espace si
limité dans le vaste ensemble de son ouvrage,
car dans tous les cas il s´agit des mentions
circonstancielles en relation avec d´autres
sujets.
Il n´y a qu´une occasion dans laquelle Martí
consacre une bonne partie de ses chroniques –d´une
manière si longue, - à analyser in extenso un
problème sur les relations entre les Etats- Unis
et le Canada, et par conséquence, la référence
relative à la colonie britannique est plus
longue que d´habitude.
Cependant, en dépit de cette présence mineure du
Canada dans ses écrits, certaines de ses
références sont très importantes pour comprendre
l´un des volets des plus saillants de sa pensée
: sa compréhension des appétits expansionnistes
qui prenaient corps aux Etats Unis vers la fin
du 19eme siècle, et qui faisait du voisin du
Nord, un territoire d´acquisition souhaitable,
avec quoi on soutenait une intention datant de
l´époque de la Guerre d´Indépendance des Treize
Colonies.
Dans l´une des mentions initiales, parue dans
une des premières « Lettres de New York » pour
La Opinión Nacional de Caracas, Marti parle
justement de l´ expansionnisme continental des
Etats Unis dirigé alors vers le Canada, au Nord
et vers le Mexique, au Sud.
Dans la chronique écrite à la fin de décembre
1881, Marti fait une comparaison de l´esprit des
fondateurs des Treize Colonies avec celui qui
animait à l´époque leurs descendants et il dit:
« mais, oh, qu´ils ne sont plus les modestes,
ils ne marchent non plus sur les neiges du Cap
Cod avec les rudes chaussures des travailleurs,
mais ils chaussent au pied, la rude botte
martiale ; et ils voient d´un côté le Canada, et
de l´autre le Mexique » et plus avant, dans le
même texte, il illustre cette analyse copiant la
phrase suivante, prononcée lors d´un banquet
devant le président lui- même, par le sénateur
étasunien Hawley : « Et lorsque nous ayons pris
le Canada et le Mexique, et nous allions régner
sans rivaux sur le continent, quel genre de
civilisation nous aurions dans l´avenir ? » A
cette question du sénateur, Marti répond par la
suite: « L´une terrible, sûrement, celle de
Carthage »[1]
La comparaison des Etats Unis avec Carthage, la
place commerciale de l´Antiquité- de même
qu´avec sa rivale et vainqueur Rome- on peut la
retrouver à maintes reprises dans les textes
martiens, une similitude qui remarque le sens
impérial qu´il voyait grandir dans la république
du Nord au rythme de l´élargissement des
domaines territoriales.
Cinq ans plus tard, en août 1886, dans une de
ses lettres adressées au Partido Liberal de
Mexique, il dit que le Congrès des Etats Unis
avait déclaré qu'il n´acceptait pas la dureté
des lois mexicaines pour les actes commis à
l´intérieur de son territoire, concernant le cas
de l´aventurier étasunien Cutting, qui avait été
jugé en Mexique pour soulever les esprits et
pour provoquer des incidents sur la frontière
entre les deux nations en vue d´annexer
plusieurs des états du Nord. Dans son écrit,
Marti signale que ni le secrétaire d´Etat ni
l´organe législatif étasunien, en avaient le
droit, cependant ils demandaient une solution
immédiate à l´Angleterre lorsque leurs
ressortissants au Canada enfreignaient les
droits et les propriétés de certains des
citoyens de la république.
[2]
Lorsqu´il mettait en garde sur le traitement
inégal vers ses voisins frontaliers, il est
évident que Marti voulait faire noter à ses
lecteurs mexicains qu'ils se trouvaient devant
une situation plus dangereuse, devant
l´expansionnisme étasunien étant donne la
faiblesse de leur pays.
Mais son allusion implicite au pouvoir de la
Grande Bretagne, - l´une des principales
puissances mondiales de l´époque- , ne montre
pas que Marti donne moins d´importance aux
appétits annexionnistes des Etats Unis à l´égard
de Canada, parce que, depuis lors, une fois et
une autre il en a parlé dans les « Scènes nord-
américaines »
Dans un texte publié dans La Nación, de Buenos
Aires, le 15 avril 1887, il parle de la dispute
concernant la pêche qu´à affrontaient, à
l´époque les deux pays. Marti explique qu´à
Washington courraient les bruits de la guerre
contre le Canada vu que ce pays entravait les
activités des bateaux de pêche étasuniens sur
ses côtes, pour les forcer au renouvellement du
Traité d´Halifax par le truchement duquel la
république avait cédé le droit de maîtrise que
la Grande Bretagne lui avait reconnu sur les
eaux canadiennes, lorsque les Treize Colonies
avaient soutenu la métropole contre la France en
1762.
Marti raconte comment la dispute s´est acharnée
au début de cette année, car dans le Congrès des
Etats- Unis avait surgi la proposition de fermer
tous ses ports de mer et de terre aux canadiens
et un sénateur avait demandé la cessation de
tout genre de relations avec le Canada.
Mais Marti conclut que l´affaire allait terminer
dans un arrangement, puisqu´il était d´avis que
« les Etats- Unis ne faisait pas appel au sang
par des raisons banales et l´Angleterre avait
devant ses portes et à son intérieur des loups
plus sauvages »
[3]
En mai 1887, dans un autre travail consacré à
expliquer aux Mexicains comment leur pays était
vu aux Etats Unis, il avait écrit ce qui suit:
« On parle clairement d´annexer le Canada aux
Etats- Unis »
[4]
Peu après, le 23 juin, dans un autre texte
rédigé pour El Partido Liberal, il commentait
une réunion de la Ligue d´Annexion Américaine
qui avait eu lieu à New York pour écouter les
aspirations anti mexicaines de Cutting, réunion
dans laquelle y ont participé « des mystérieux
représentants que les états annexionnistes du
Canada avaient envoyé à la Ligue. » D´après
Marti, ces délégués provenaient de tout le Sud
et de l´Est canadien, et parmi eux il y avait
deux députés au Parlement, l´un desquels avait
déclaré qu´à New Brunswick « il n´y avait pas un
seul citoyen qui souhait être anglais », « et
que tout le Manitoba était annexionniste »
[5]
Bien que l´intention des textes du mois de juin
1887 est de mettre en garde sur les actions à
l´encontre de l´intégrité territoriale du
Mexique qui continuait à être promue par Cutting
—personnage dont les pas ont été suivis de près
par le révolutionnaire cubain—, on ne méprise
pas le sujet de l´annexionnisme canadien, car
Marti appelle à ne pas le prendre à la légère,
aussi bien par les travaux de cette Ligue
annexionniste que par la demande faite par deux
importants journaux démocrates de New York, le
Sun et le World, au parti, d´assumer en tant que
dogme de son programme d´annexion du Canada. »
[6]
Il s´avère évident que Martí a placé toute son
attention sur le courant annexionniste à
l´intérieur du Canada lui même comme cela est
mis en évidence par une référence courte et
postérieure sur le fait que lors des élections
pour la Mairie de la ville canadienne de Windsor,
le candidat annexionniste ait remporté le
deuxième rang parmi quatre aspirants, avec
seulement 20 voix de différence avec le
vainqueur.
[7]
La montée à la présidence du républicain
Benjamin Harrison, et la désignation de James G.
Blaine en tant que secrétaire d´Etat, ont
signifié pour Marti l´accès au gouvernement d´un
secteur politique promoteur de l´expansion
territoriale et fortement lié aux grands
industriels anxieux d´ouvrir de marchés
extérieures à leurs productions.
Ses chroniques sur la Conférence Internationale
Américaine, tenue à Washington entre 1889 et
1890 sont bien connues, celle qui a marqué pour
lui le moment de déclarer la deuxième
indépendance des nations latino américaines. De
même, il réitère et approfondi le sujet de
l´annexion du Canada, un sujet qu´il voit
commencer à s´intégrer de manière cohérente à
l´intérieur de la politique expansionniste
encouragée par Blaine, bien qu´il marque une
nuance entre ce souhait annexionniste vers le
Nord et celui qui se dirige vers Mexique et les
Antilles : le fait que le Canada était une
dépendance britannique compliquait et entravait
l´intention étasunienne de l´incorporer à son
territoire.
En pleine campagne électorale, Martí observe la
manipulation faite par Blaine concernant le
thème canadien afin de faire pencher l´opinion
publique à l´encontre de la réélection du
président démocrate Grover Cleveland, par le
truchement de l´accuser de tiédeur dans la
défense des intérêts des pécheurs de l´état de
Maine. Le chroniqueur de La Nación, expliquait
le rejet des républicains dans le Congrès à un
projet de Traité avec la Grande Bretagne sur le
sujet, et étant donné que le président a haussé
la barre pour se maintenir dans la préférence de
l´électorat lorsqu´il a demandé la suppression
du libre passage des produits canadiens à
travers les chemins de fer étasuniens, plus de
ce qui était demandé par Blaine. Les
conséquences de cet acte, sont résumées par
Marti en trois phrases : « L´Angleterre
l´insulte, le Canada se lève et sa popularité
augmente ».
[8]
Vers la fin de 1888, le 20 décembre, Marti a
daté la seule de ses « Scènes nord- américaines
» dans laquelle le sujet central est justement
l´annexion du Canada, considérant que ce sujet a
été ressuscité en vue de la bataille électorale
de cette année:
« ...avec les élections a été ressuscité le
projet d´attirer le Domaine à la Confédération
de l´Amérique du Nord, non pas parce que ceux
qui ont fait resurgir le sujet pensent qu´une
chose pareille soit possible aujourd´hui mais
parce que l´esprit tacite de l´élection était,
de la part des républicains, cette promesse
qu'ils font silencieusement au pays des
impérialismes et des conquêtes, ne trouvant rien
de mieux pour émerveiller l´esprit publicain
avec ce plan honteux en vue de gagner du temps
ici, et au Canada pour la tentative de
l´annexion… »
[9]
Martí cite certaines des personnalités étasuniennes qui
encourageaient ce courant annexionniste auxquels
il appelle “certains politiciens et généraux,
agioteurs la plupart ou défenseurs des
monopoles. »
[10]
Cependant, pour lui, au Canada il existait un fort courant en
faveur du libre commerce avec les Etats Unis,
mais pas en faveur de l´annexion, il dit que
celle- ci est même refusée pour deux fameuses
personnalités défenseurs du libre tarif douanier:
Golden Smith et Erastus Wyman. C´est pourquoi,
il conclut, Blaine –récemment désigné secrétaire
d´Etat- prévoyait de refuser au Canada l´union
douanière, afin de le faire tomber dans
l´annexion. »
[11]
Raison pour laquelle Marti se prononce de
manière favorable à l´ajustement du commerce
frontalier « comme l´exige l´intérêt mutuel » et
que chaque nation reste tel qu´elle est.
[12]
C´est intéressant comment dans cette chronique Martí introduit le
sujet, mettant à profit l´intérêt des touristes
étasuniens pour le pays voisin et il présente
une vision gentille de leur nature et de
l´identité québécoise
C´est au Canada où se dirigent (les étasuniens)
avec le roman de Howell comme guide, le roman
d´une amitié casuelle, dans lequel on raconte
une historie d´amour de ces pays, où en même
temps que la romance et l´aventure de ce Québec
de forteresse admirable, ce Montréal somptueux
et anglais, cette France opiniâtre, s´accommode
entre l´Angleterre qui la soumet et les Etats-
Unis que la convoite. Ces indiens pittoresques,
plus libres et heureux que les nord- américains.
Ces belles vallées, ou le bétail se promène, les
mamelles pleines, à l´ombre des arbres fruitiers.
Ces forets des peupliers et des pins, couronnés
des tumulus et des croix.
Ces fleuves, des cataractes sauvages trompent de
splendides canaux où des radeaux géantes,
attachées par des chaînes, se hâtent, poussées
par la glace, son dernier voyage. »
[13]
L'identité québécoise est aussi expliquée par
Marti, en bonne mesure par la religion
catholique, considérée à Québec en tant qu´un
symbole de la patrie, de même qu´en Pologne ou
en Irlande. Et en 1892, dans une lettre adressé
à Gonzalo de Quesada, il parle à nouveau de
l´identité québécoise si particulière : « Le
Canada français, ne veut pas être anglais non
plus, ni nord- américain : il veut être français
».
[14]
En 1889, lorsqu´il parlait de l´idée qui allait
s´avérer une réalité, de lancer la candidature
de Cleveland pour la présidence, Marti écrit:
“... en politique est mort celui qui ose dire
que l´ombre de l´aigle ne doit pas couvrir le
monde, et il rappelle comment au temps du
président Grant, durant les activités officiels
on faisait appel à avancer vers le Canada au
Nord, et vers le Mexique au Sud.
[15]
Cependant, c´est lors de la Conférence de
Washington, convoquée par le gouvernement des
Etats Unis pour atteindre ses intentions
d´acquérir des marchés et des zones d´influence
politique, que Marti écrit au patriote Serafín
Bello, mettant en garde que la réunion ne serait
pas de bénéfice pour Cuba - telle était l´idée
parmi les indépendantistes- mais qu´elle cachait
les intentions de s´emparer de l´Ile.
Martí lui dit, d´ailleurs, qu´il considère
arrivé le moment expansionniste des Etats Unis,
qui ne va pas le faire sur le Mexique ni sur le
Canada, mais sur les îles du Pacifique et sur
les Antilles, sur nous. »
[16]
Il découle de ces jugements que Marti prenait en
considération l´intérêt et les actions
expansionnistes manifestées au long de ce siècle
par les Etats Unis vers le Canada et le Mexique,
mais que, sans abandon de pareilles intentions
dans sa stratégie géopolitique, comme il est
démontré par les actions de Blaine lors de la
Conférence afin de garantir le droit futur pour
l´occupation violente du Canada
[17] - , depuis
1889- 1890 il apprécie que le danger le plus
important à cause de sa proximité dans le temps,
planait sur les Antilles et sur les îles du
Pacifique- —Hawai et Samoa—, les clés pour
ouvrir les grands débouchés de l´Extrême Orient.
Dans le cas canadien il insiste sur la
difficulté qu'auraient les Etats Unis à
affronter la Grande Bretagne dans une guerre
ouverte pour la maîtrise du Domaine, conflit
qu'il avait évité traditionnellement tout au
long de ce siècle.
[18]
En tant qu´une épreuve de la menace
annexionniste qui planait toujours sur le Canada,
Marti cite en trois occasions les intentions
présidentialistes pour les élections de 1892 du
général Sherman, qui d´après lui, soutenait un
tel but à travers un plan de réciprocité
commercial avec le voisin.
[19]
Il est évident, par conséquence, l´attention
toute particulière octroyée par Marti aux
relations entre les Etats Unis et le Canada: il
ne pouvait pas être autrement pour qui depuis
les débuts de la décennie des 80 du 19eme siècle
s´est tracé comme tâche primordiale de dénoncer
et d´empêcher la maîtrise étasunienne sur les
pays latino- américains à ceux qu´ il a appelé
Notre Amérique.
Dans d´autres moments Marti consacre quelques
commentaires à des curiosités concernant le
Canada tel que le voyage prévu par 50
ecclésiastiques étasuniens pour faire le tour du
pays voisin en vélo pendant l´été de 1885
[20];
la présentation à New York des snow- shoers ,
les marcheurs sur la glace canadiens, avec leurs
habits pittoresques fait avec leurs couvertures
en couleurs
[21]; et les carnavals de Montréal,
auxquels on assisté « emmitouflés dans les
couvertures colorées ».
[22]
Cependant, à ce qu'on sache jusqu´à présent, il ne s´est jamais
rendu sur le territoire du Canada et il n´a été
non plus un spécialiste sur leurs affaires, mais
Marti m´a pas pu se désintéresser avec son
regard œcuménique de cet ample territoire alors
sous la domination britannique, étant donné
l´importance que les Etats Unis lui octroyait,
notamment en ce qui concerne sa politique
extérieur basée depuis longtemps sur la destinée
manifeste, que l´encourageait à essayer
d´imposer son gouvernement sur la totalité du
continent américain.
Sans doute, pour le révolutionnaire cubain, le
politicien de regard profond en ce qui
concernait le continent et le monde, le Canada
s´avérait, donc, une pièce de grande importance
dans la politique internationale de ses temps.
Notes:
[1]Lettre de New York.
Las Pascuas. La Opinión Nacional , Caracas, le 6
janvier 1882. Op.cit, 9, 205- 206.
[2] Courrier.¨ El Partido Liberal, Mexique, le 2
août 1886. Op.cit., 7, 40.
[3] ¨Lettres de Martí. Un mois de la vie nord-
américaine. La Nación , Buenos Aires, le 15
avril 1887. Op.cit., 11, 154.
[4] ¨Evénements intéressants. El Partido Liberal
, México, le 9 mai 1887. Op cit. 11,
205.
[5] ¨Le Mexique aux Etats Unis. El Partido
Liberal le 23 juin 1887. Op. cit, 7, 52.
[6]Ibídem.
[7]¨Aux Etats Unis. Faits Divers. La Nación ,
Buenos Aires, le 28 février 1889. Op.cit., 12,
130.
[8]¨La campagne électorale aux Etats Unis. La
Nación , Buenos Aires, le 11 octobre 1888. Op.
Cit. 12, 47. Cet épisode de cette lutte
électorale Marti la reprend dans Elections!. La
Nación , Buenos Aires, le 8 décembre 1888.
Op.cit., 12, 91.
[9] "Chronique nord- américaine" La Nación ,
Buenos Aires, le 7 février 1889. Op.cit., 12,
113.
[10]Ibídem, p. 114.
[11] Ibídem.
[12] Ibídem, p. 115.
[13] Ibídem, p. 113.
[14]Op. Cit., 5, 195.
[15] "Aux Etats Unis. L´université sans
métaphysique." La Nación , Buenos Aires, le 22
novembre 1889. Op.cit., 12, 350.
[16] Op.cit., 1, 255.
[17] Congrès de Washington. La Nación , Buenos
Aires, le 15 juin 1890.
Op.cit. 5, 103.
[18]Congrès Internacional de Washington. Son
histoire, ses éléments, ses tendances. II La
Nación , Buenos Aires, le 20 décembre 1889.
Op.cit. 6, 59 y 61.
[19] Op. cit. 12, 451, 454 y 462.
[20] Lettres de Martí. L´été. La Nación , Buenos
Aires, le 20 aout 1885. Op.cit. 10, 267.
[21] Courrier privé d'El Partido Liberal .
Nouveautés de Nueva York. El Partido Liberal,
Mexique, le 5 mars 1887. Op.cit.
[22]La politique internationale des Etats Unis.
La Nación , Buenos Aires, le 20 mars
1890.