José Julián Martí Pérez
Apôtre de l'Indépendance
de Cuba

 

  

English Español عربي
Cuba > José Martí

 Les Vers Libres de José Martí

Par Jean Lamore

Les grands poètes ont le don de nous offrir l'exemple et la richesse de ce que nous désirons. Si l'un recherche la délicatesse, ils la recèlent de façon exquise; si l'autre recherche la simplicité, ils la donnent rayonnante et grave; si un autre préfère le tumulte imaginatif, il ne verra dans l'œuvre retenue que l'envol de ses visions. C'est ainsi que Martí est pour nous, non point grâce à une œuvre parfaite ou pleinement réalisée mais par le ton et l'élan, et par l'intégration de ses intuitions. Comme César Vallejo, si différant, et qu'il aurait tant aimé, il est grand plus par ses intuitions que par ce qui est strictement poétique; et nous sommes davantage pénétrés par sa voix que par son écriture, même si celle- ci est un joyau de notre langue. Comme grand poète, qui n'est fanatisé par aucune dimension spécifique de l'homme, ni par l'écriture, généreux dispensateur d'essences, il révèle à chacun dans ses vers ce qui peut le vivifier le mieux. Car il n'y a pas une manière de le lire, mais mille; et il est inutile de le faire avec l'œil critique et l'attention mesurée; ou il nous soulève et nous enflamme, où nous le laissons, respectueusement, à ses amateurs plus heureux. Voici donc, à notre intention, ces vers de combat, d'entailles et de percées, la lutte avec l'ange du destin et la poésie absolue, dans l'œuvre de Martí. Voici ses Vers libres…                             

Par José Martí

Traduit par Jean Lamore

Aigle Blanc

Debout chaque matin,
Près de ma couche rude se dresse le bourreau.
Le soleil brille, le monde naît, le vent fait fuir
De mon crâne les mauvaises pensées,

Et mon aigle malheureux, mon aigle blanc
Qui chaque nuit dans mon âme renaît,
Vers l'aube universelle étend ses ailes
Et en direction du soleil prend son vol.

 Et silencieusement le barbare bourreau
D'un nouveau coup de poignard lui transperce
Le cœur vaillant chaque matin.
Et au lieu du vol clair vers le soleil altier

Entre les pieds des gens, ensanglanté, brisé,
En quête d'une graine l'aigle va et se traîne.

 Oh nuit, soleil de l'affligé, sein accueillant
Oh le cœur sa vigueur renouvelle,
Continue, occulte le soleil, prends la forme

D'une femme, libre et pure, pour que je puisse
Révérer tes pieds, et de mes baisers fous
Couvrir ton front et réchauffer tes mains.

 Délivre- moi, nuit éternelle, du bourreau,
Ou donne- lui, pour qu'il me frappe, á l'aube
Naissante, une épée vierge et rédemptrice.

 De quoi la feras- tu ?
De lumière d'étoiles !

 

Arbre de mon âme

Comme un oiseau qui traverse l'air clair
Je sens que viennent á moi tes pensées

Et là dans mon cœur établissent leur nid.

 L'âme s'épanouit : ses rameaux frissonnent
Comme les lèvres tendres d'un jeune homme
Lors du premier baiser á une jolie femme :
Les feuilles chuchotent : elles ressemblent
A des ouvrières bavardes et envieuses,
Occupées á préparer le lit nuptial
Pour la demoiselle d'une riche maison :
Vaste est mon cœur, et il est tout á toi :
Tous les malheurs y contiennent, ainsi que tout
Ce qui au monde pleure, et souffre et meurt !
Des feuilles mortes, de la poussière, des branches

 Oh nuit, soleil de l'affligé, sein accueillant
Brisées je le débarrasse : je lisse avec soin
Chaque feuille, et les tiges : puis j'enlève

Tous les vers et les pétales rongés
Des fleurs je rafraîchis le gazon á l'entour

Et pour te recevoir, oiseau immaculé !

J'apprête mon cœur transporté de joie !

 

Deux patries

Deux patries je possède :
Cuba et la nuit Ou n'en font- elles qu'une ?
À peine le soleil
Sa majesté retire, de longs voiles drapées
Un œillet à la main, triste, silencieuse,

Cuba, telle une veuve, apparaît devant moi.

 Je sais bien quel est cet œillet rouge de sang
Qui dans sa main frisonne !

Je sens le vide
De ma poitrine, je la sens brisée, et vide

 À l'endroit où était mon cœur.
C'est alors l'heure
De commencer à mourir.

 La nuit est propice
Pour faire ses adieux.

La lumière est gênante
Et aussi l'humaine parole.

 L'univers
Parler bien mieux que l'homme.

 Tel un étendard
Qui appelle à la bataille, la flamme rouge
De la chandelle flamboie.

 Alors les fenêtres
J'œuvre, car j'étouffe en moi- même.
Silencieuse,
Brisant les feuilles de l'œillet, comme un nuage
Troublant le ciel,
Cuba en son veuvage, passe…

 

Elle avilit, dévore…

Elle avilit, dévore, débilite, enivre
La vie de la ville : le vacarme mange,
Comme un coursier mange l'herbe, la poésie.
Dans les maisons se serre l'humanité
Entassé, comme un cadavre dans sa niche :
Et d'un pas fatigué, au long des rues
Sombres, se traînent hommes et femmes
Comme le font sur la boue les insectes,
Secs, irrités, pâles, chétifs
Lorsque nos yeux, du fond du palais astral
De leurs profondeurs, lorsque l'âme héroïque
Transforme la ville, ce n'est pas à de grands combats
Qu'elle pense, ni à des temples concaves, ni aux batailles
Du mot étincelant : elle pense
À réunir, comme en une gerbe, les pauvres

Et, là où l'air est pur, où le soleil est clair,
Où le cœur n'est pas vil, s'envoler avec eux !

 

Joug et étoile

Quand je suis né, sans soleil, ma mère m'a dit :
Fleur de mon sein,
Hommage généreux
Somme et reflet de moi et de la Création,
Poisson qui deviendra oiseau, coursier puis homme,

Considère ceci, que tristement je t'offre,
Ces deux emblèmes de la vie : vois et choisis.

Le premier est un joug : qui l'accepte en jouit :
Il devient bœuf soumis, et dés l'instant qu'il rend
Des services aux maîtres, il a une litière
Douillette, et reçoit belle et abondante avoine.

 L'autre, ô mystère qui de mon flanc naquis
Comme la haute cime est née de la montagne,

Celui- ci, qui rayonne et tue, est une étoile :

Comme elle répand la lumière, les pécheurs
Fuient celui qui l'arbore, et ainsi dans la vie,
Semblables à des monstres de crimes chargés,

Les porteurs de lumière se retrouvent tout seuls.
Mais celui qui imite sans effort le bœuf,
Redevient bœuf lui- même, et bête sans esprit
Entreprend á nouveau l'échelle universelle.

Et celui qui sans crainte arborera l'étoile,
En créant, se grandit !
Lorsque l'être vivant
Du monde a épuisé le meilleur de la coupe :

Quand, pour offrir un mets au festin sanguinaire

Des hommes, content et grave il aura extirpé
Son propre cœur : lorsque du Nord au Sud
Il a jeté aux vents sa parole sacrée, —
L'astre, comme un manteau, de clarté l'enveloppe,

Comme pour une fête, s'allume le ciel clair,

Et l'on entend monter un nouveau pas dans l'ombre,

C'est celui du vivant qui n'eut pas peur de vivre ! -
Donne- moi donc le joug, ô ma mère, et ainsi
Debout sur lui dressé, qui brille sur mon front
Encore mieux l'étoile qui rayonne et qui tue.
 Lettres de Cuba,janvier 2004 no1 2004

(Cubarte) 01-01-2004

Par José Martí
Traduit par Jean Lamore

À l’étranger

I

Feuille après feuille de papier je consomme :
Traits, contes, fureurs, mots farouches
Pareils à des épées : Ce que j’écris,
Par pitié je l’efface, car le crime,
Après tout, est le crime de tous mes frères.
Je me fuis, je crains le Soleil ; je voudrais
Savoir dans quel endroit ma taupe fait son trou,
Où le serpent va cacher ses écailles,
Où les traîtres abandonnent leur charge,
Où il n’est plus d’honneur, rien que des cendres :
Car là, seulement là, je pourrais dire

Ce qu’on dit, ce qu’on vit ! : que ma patrie
Pense s’unir au barbare étranger !

II

Je me tairais : je me tairais : que personne
Ne sache que je vis : que ma patrie jamais
Ne sache que je meurs solitaire pour elle :
Si l’on m’appelle, j’irais : je vis seulement
Dans l’espoir de la servir : ainsi, en mourrant,
Je le sers mieux que ceux qui flairent le moyen
De la jeter aux pieds de l’étranger !

Dimanche triste

Les cloches, le Soleil, le ciel clair
M’emplisse de tristesse, et dans les yeux
Je porte une douleur que tout le monde voit,

Une douleur rebelle qui vient briser les vers
Et c’est, ô mer ! la mouette de passage
Qui se dirige vers Cuba sur tes vagues !

Un ami vient me voir, et il m’a demandé
A moi- même de mes nouvelles ; et en moi il n’y a
Plus qu’un reflet de moi- même, comme sur la rive,
Le coquillage garde le sel de la mer.
Ecorce de moi- même, qui en sol étranger
Virevolte, au gré du vent sauvage,
Vide, sans fruit, déchirée, brisée.
Je vois les hommes comme des cimes ; je vois
Comme des contrées d’un autre monde, le féroce
Coude- à- coude, les beuglements, l’ardent théâtre
De la vie autour de moi : Un ver de terre
N’est pas plus malheureux : l’air lui appartient
Comme lui appartient la fange où il expire.
Je sens les ruades des chevaux, je sens
Les roues des voitures ; et je palpe
Mes débris : Je ne suis plus vivant :
Je ne l’étais pas quand le bateau fatal
Leva l’encre et m’arracha à ma terre !


*José Martí. Vers Libres . Édition bilingue établie par Jean Lamore. Prologue de Cintio Vitier.

Édition UNESCO. 1 rue Miollis, 75732 Paris cedex 15.

Édition L’Hamattan. 5 – 7 rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris.

L’Hamattan. 55 rue Saint Jacques, Montréal (Qc), Canada H2Y 1K9

Instituto Cubano del Libro
Editorial José Martí
Publicaciones en Lenguas Extranjeras
Apartado 4208, La Habana, 10400 Cuba

Lettres de Cuba : Janvier 2007,

(Cubarte) 01-01-2007

Par José Martí
Traduit par Jean Lamore

Avec des lettres d'étoiles

Avec des lettres d'étoiles, je voudrais graver
Dans l'espace d'azur l'horreur que j'ai vue.
Dans la plaine, la multitude : - tout en haut
Pendant que ceux d'en bas marchent et roulent
Et que m onte une odeur de fruits foulés aux pieds,
Odeur de bal, odeur de lit, tout en haut
Debout parmi les noirs nuages, avec une sorte
De début d'ailes naissant sur ses épaules,
Comme un monarque sur un trône, surgit
Un jeune homme beau, pâle et farouche


Comme une étoile éteinte, sur le côté gauche
De sa poitrine on voit une ouverture
Profonde et béante, ainsi que dans la terre
Quand on a arraché la racine d'un arbre.
Devant lui, noir troupeau, toutes sortes
De bêtes féroces, s'élancent, se pressent,
Se pelotonnent, croupes au vent, leurs bouches jointes
En une immense bouche, - et sur un plat
Ciselé d'or bruni orné de perles fines
Le barde leur offre son coeur.

Non, musique obstinée, ne me dis rien du ciel !

Non, musique obstinée, ne me dis rien du ciel !
C'est mourir, c'est trembler, c'est me déchire
Impitoyablement le coeur ! Si je ne vis
Là où comme une fleur dans l'air immaculé
S'épanouit le vert calice du palmier,
Si le soir, fatigué, je rentre à la maison...
Que dis- je, maison ?
On n'a pas de maison en pays étranger !...
Je m'en reviens brisé en cent morceaux ardents !
Du sol je me relève : je soulève et rassemble
Les restes de moi- même ; avidement et triste,
Comme un statuaire le fait d'un Christ brisé :



Je travaille, debout, vu du dehors un homme,
Venez voir, venez donc voir en dedans !
Mais ayez le souci que Virgile vous guide...
Sinon, restez dehors : car les flammes s'enroulent
Dans la fumante cavité : comme des fleurs
D'un infernal jardin les plaies s'épanouissent
Et prêts á mordre sur la terre desséchée
Les tisons rougeoyants vous brûleraient les pieds !
Elle ne fut que fleurs la tombe terrifiante !
Non, musique obstinée, ne me dis rien du ciel !

(Cubarte) 01-01-2008

Traduit par Jean Lamore

Mantille Andalouse

Pourquoi tout ne s'achève- t- il pas, maintenant
Que tu peux ensevelir mon corps bienheureux
Avec ta mantille, pâle andalouse!–
Je n'ai pas honte, non, que l'on me trouve
Avec ton peigne planté dans le coeur !
Tu t'en vas ! Invisible escorte, se dressent

Sur leurs tendres tiges, pour te suivre
Mes jasmins immaculés et mes œillets :
Tu pars ! Tous partent ! et toi tu me regardes,
 Oh pure perle épanouie, comme quand on jette
Au fond d'une coupe un sonore joyau, -
Et vers tes mains tendues je me précipite
Tel un assoiffé vers un panier de fruits.

Tu élèves mon esprit au- dessus de la terre
Tel l'oiseau amoureux élève son poussin

(Cubarte) 01-02-2008

Bien : moi je respecte

Bien : moi je respecte
À ma façon brutale, des manières douces
Envers les malheureux et implacables
Envers ceux qui méprisent la faim et la douleur
Et le travail sublime, moi je respecte
La ride, le cal, la bosse, la farouche
Et pauvre pâleur de ceux qui souffrent.
Je respecte cette pauvre femme d'Italie,
Pure comme son ciel, qui à l'encoignure
De la maison sans soleil où je dévore
Mes désirs de beauté, vend humblement
Des ananas sucrés ou des pommes blafardes.
Je respecte le bon Français, brave, robuste,
Rouge comme son vin, qui avec des éclairs
De drapeau dans les yeux, traverse en quête
De pain et de gloire l'Isthme où il périt.

(Cubarte) 01-01-2008

Coupe Cyclopéenne

Le soleil s'est levé : et dans les airs je vois
La coupe amère : déjà mes lèvres tremblent,
- Non pas de peur, qui prostitue, - mais de colère !...
L´Univers, dans le petit matin, fait monter,
D'un doux sommeil encore à demi assoupi
Et tenant en ses mains la terre paresseuse,
Une coupe immortelle, où [……..]
Bouillonnent au soleil les forces de la vie ! –
Pour l'enfant turbulent, pour l'homme fortuné
À l' âme faible et timorée, pour la femme
Parfumée dont les yeux alanguis
Voient s'ouvrir dans le ciel de bien étranges roses,
 Le monde est irisé, éclatant de couleurs, -
Un torrent de jouvence, qui s'écoule limpide
Par les prés odorants, et qui aux doux ébats
Et puis á I'abandon paisible nous convie ! –
Mais pour moi, parce que j'aime les hommes
Et néglige obstiné mon plaisir et mon bien,
Mélancolique, la terre m'apparaît
Comme un énorme joug aux lugubres couleurs
Mis sur mon front battu par le flot de la vie !
Et j'incline le front, et ma nuque domptée,
Et, les lèvres serrées, je meurs.

(Cubarte) 01-04-2008

Par José Martí
Traduit par Jean Lamore

Oh ! Margarita !

Un rendez- vous dans l'ombre de ta porte

Obscure, alors qu'un frais petit vent nous convie

À nous serrer tous deux, et si étroitement

Qu'un seul corps tous les deux nous formions :

Laisse le vent moqueur s'insinuer joyeux,

Débordant de santé, tel un galant jeune home

 

Qui les courtiserait, parmi les feuilles,

Afin que dans le pin

Murmure et majesté ma poésie apprenne.

Seule la nuit est digne de l'amour.

Solitude et pénombre, c'est cela qu'il lui faut.

 

 On ne peut plus aimer, oh Margarita !

 

Hirsute crinière

Si, telle l'hirsute crinière d'un cheval

Effrayé qui dans les troncs séchés a vu

Les dents et griffes d'un loup terrifiant,

Mon vers tout en lambeaux se dresse... ?

Eh oui, : mais il se dresse ! - de la même façon

Que lorsque le; couteau s'enfonce dans la gorge

De la béte, s'élève au ciel un jet de sang : -

Il n'est que l'amour pour engendrer des mélodies.

 

(Cubarte) 01-05-2008

Par José Martí
Traduit par Jean Lamore

Minuit

 Oh, quelle honte ! : - Le soleil a éclairé
La terre : le vaste océan dans ses entrailles
A érigé à ses rouges vaisseaux
De nouvelles colonnes : la montagne, au long
De ce jour solennel mêla de nouveaux grains
À ses jaspes et ses broussailles : dans le ventre
Des oiseaux et des animaux de nouveaux êtres
Prennent vie, prennent forme : dans les frondaisons
Les fruits des arbres vont mûrissant : -
Et moi, serf de la glèbe, tout ce que j'ai pu faire,
Cependant que grandit ce monde gigantesque,
C'est gagner ma journée pour bouillir la marmite !
Dieu, je suis méprisable ! : - C'est à juste titre
Que le sommeil à mes yeux pâles est refusé !
À juste titre que je titube par les rues
Ivre d'un vin amer, tel celui qui recherche
Un trou dissimulé où s'enfouir, où personne
Ne connaîtra son crime et son ignominie !
À juste titre mon coeur angoissé palpite
Comme le coeur tourmenté d'un scélérat !
Le ciel, le ciel, avec ses yeux dorés
Me regarde, et voit ma lâcheté, et rejette
Mon corps qui fuit dans les ténèbres
Comme qui voudrait fuir dément et désolé
Loin d'un surveillant qu'en lui- même il transporte
La terre est solitude ! la lumière est glacée !
Où donc irai- je pour que le volcan s'éteigne ?

 Où donc irai- je pour que le surveillant dorme ?

Oh, soif d'amour ! - oh, mon coeur, épris
De tout ce qui habite et vit dans l'Univers
De la chenille verte en laquelle se change
La feuille de l'arbre : - de ce jaspe irisé
Où semblent pétrifiées les vagues de la mer : -
Des arbres prisonniers, qui toujours à mes yeux
Font jaillir des larmes : - du gentil gamin qui
Souriant, les pieds nus dans la boue et la neige

 Propose à la criée des journaux et des fleurs.
Oh, mon coeur, - qui dans la vêture charnelle
Ne vois point le métal pour en (aire de l'or,
Ni les lèvres charnues, gourmandes et sensuelles, -
Mais des cuirasses de combat, et des creusets

Où fermentera la vie universelle ! -

Et moi, si malheureux !, prisonnier dans ma cage,
Le grand combat des hommes je contemple ! -

(Cubarte) 01-06-2008


Imprimer Envoyer à un ami Retour Votre opinion Fermer Haut de page