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Politique > Cuba et les droits de L'Homme

 Halte à une nouvelle manoeuvre contre Cuba!

Des intellectuels et des artistes du monde solidaires de l’île

PAR MIREYA CASTAÑEDA, de Granma international

LE document Halte à une nouvelle manœuvre contre Cuba, qui circule déjà dans le monde et où il est demandé aux gouvernements représentés à la Commission des droits de l’hommes de l’ONU d’empêcher que celle-ci soit utilisée par Washington pour légitimer l’agressivité anticubaine de l’administration Bush, a recueilli à ce jour plus de 200 signatures.

Présenté à la Casa de las Américas par son président, le poète et essayiste Roberto Fernandez Retamar, le texte a cessé d’être inédit, a affirmé ce dernier, «car il est apparu dans plusieurs journaux d’Espagne (El País), du Mexique (La Jornada), d’Argentine (Página 12) et, nous l’espérons, de France et d’Italie».

«Il est le projet converti en réalité d’un groupe d’amis, fondamentalement d’Espagne, qui ont rendu possibles la rédaction et la diffusion du texte ainsi que la collecte de signatures», a indiqué Fernandez Retamar.

Il a expliqué qu’environ 200 personnalités ont apposé leur nom, dont quatre Prix Nobel: l’argentin Adolfo Pérez Esquivel, le portugais José Saramago, la sud-africaine Nadine Gordimer et la guatémaltèque Rigoberta Menchu.

Il s’agit de signatures d’un tel niveau qu’il serait superflu de parler de leur importance et de leur portée, a signalé l’écrivain argentin Miguel Bonasso, présent lors de la lecture du document devant la presse cubaine et étrangère et de nombreux intellectuels.

Dans le large spectre de ceux qui ont adhéré dans un premier temps au texte figurent, par exemple les Nord-Américains Harry Belafonte, Danny Glover, Alice Walker, Ramsey Clark, Saul Landau, James Petras, James Cockcroft, Russel Banks, James Earley et Bill Fletcher.

Pour la France on remarque les signatures de Danielle Mitterrand, Jean-Marie Binoche et Manu Chao; pour l’Italie, de Claudio Abbado et Ettore Scola; pour le Mexique, de Maria Rojo; pour le Brésil, de Thiago de Mello, Oscar Niemeyer et Walter Salles; pour l’Argentine, de Fernando Pino Solanas; pour l’Espagne, de Joaquin Sabina et Luis Eduardo Aute; pour l’Uruguay, de Daniel Viglietti; pour la République dominicaine, de Sonia Silvestre et Victor Victor; et pour Porto Rico, de Danny Rivera, entre plus de 200 personnalités de 22 pays.

Miguel Bonasso a informé par ailleurs qu’un groupe de députés argentins s’est adressé au président Nestor Kirchner pour lui demander de faire en sorte qu’à cette occasion l’Argentine ne fasse pas que s’abstenir comme elle l’a fait l’an dernier avec le Brésil —même si l’abstention constitue un refus des pressions de Washington dans son éternel show anticubain—: «Nous demandons un pas en avant, c’est-à-dire un vote en faveur de Cuba, comme le fait le Venezuela».

Il a ajouté que le Parti de la révolution démocratique qu’il représente a émis également un communiqué dans ce sens, qui demande d’avancer vers un vote positif en faveur de Cuba. «Nous pensons que c’est un moment de grande définition en Amérique latine, où d’un côté il existe la menace du gouvernement sans doute le plus agressif qu’aient eu les Etats-Unis depuis l’époque du "gros bâton" de Theodore Roosevelt, et de l’autre un processus croissant de gouvernements qui en Amérique du Sud se tournent vers le nationalisme latino-américain; et ceci signifie qu’il faut agir selon ses propres principes.»

La Commission des droits de l’homme est composée, pour l’Amérique latine, de l’Argentine, du Brésil, du Mexique, du Paraguay, de l’Equateur, du Costa Rica, de Cuba, du Guatemala, du Pérou, de la République dominicaine et du Honduras; et, pour les autres régions, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de l’Irlande, de la Finlande, de la Roumanie, de l’Ukraine, de l’Arménie, de la Hongrie, du Canada, de l’Australie, de la Chine, du Japon, du Sri Lanka, de la Malaisie, du Pakistan, de la République de Corée, de l’Arabie saoudite, de l’Inde, de l’Indonésie, du Népal, du Buthan, du Qatar, de l’Afrique du Sud, du Swaziland, du Burkina Faso, du Gabon, de la Guinée, du Soudan, du Togo, du Kenya, du Congo, de l’Egypte, de l’Erythrée, de l’Ethiopie, du Nigeria et de la Mauritanie.

Le document conclut en invitant «les journalistes, écrivains, enseignants et militants sociaux à s’adresser à ces gouvernements et à se manifester par tous les moyens à leur portée pour freiner cette manœuvre dangereuse».

(Granma) 18 Mars 2005


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