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PAR PEDRO MARGOLLES, de Granma international
• CUBA signera bientôt deux importants pactes sur les droits de l’homme
a annoncé le ministre des Relations extérieures de Cuba,
Felipe Pérez Roque, à l’occasion d’une conférence, à
l’occasion de la Journée internationale des droits de
l’homme le 10 décembre.
Il s’agit du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et
culturels et du Pacte international sur les droits civils et
politiques, adoptés par les Nations unies en 1966 et
appliqué depuis 1976 dans certains pays.
Ces deux textes, très reconnus en la matière, sont respectés dans le
cadre de notre ordre juridique national et particulièrement
par l’œuvre et la trajectoire de la révolution cubaine, a-t-il
signalé.
Il a déclaré que cette décision politique devra se matérialiser dans
les prochains mois, et qu’elle est la preuve que Cuba
maintiendra une étroite coopération avec le système des
Nations unies sur la base du respect du droit et de la
souveraineté des cubains.
Il a déclaré que tant que les manipulations contre Cuba sur ce terrain
continuaient et que les Etats-Unis avaient converti
l’ancienne commission en tribunal d’inquisition pour
poursuivre des pays qui s’opposent à sa domination impériale,
utilisant le thème des droits de l’homme pour justifier le
blocus, les conditions minimales pour évaluer la possibilité
de nouveaux engagements de l’île dans ce domaine n’étaient
pas réunies.
Il a déclaré que ces conditions ont changé actuellement avec le nouveau
Conseil des droits de l’homme, dont Cuba a été élu membre
fondateur, appuyé par le vote de plus des deux tiers des
membres de la communauté internationale, et parce que, comme
on le sait, on a mis fin au mandat bâtard que les Etats-Unis
ont imposé contre le pays des Caraïbes.
Dans cette nouvelle situation, le thème n’est plus manipulé et les
tentatives impérialistes ont échoué, après 20 ans de lutte
pour défendre notre dignité, les conditions pour faire un
nouveau pas dans l’expression de la volonté politique du
pays sont maintenant créées. Cuba n’a jamais agi ni n’agira
jamais sous la pression, a-t-il souligné.
Une fois que la troisième commission des Nations unies a décidé de
lever ce mandat anticubain, le pays a avancé dans plusieurs
initiatives de coopération internationale, a-t-il rappelé.
Il a cité la récente visite à Cuba du rapporteur des Nations unies sur
le droit à l’alimentation et il présente maintenant cette
décision du gouvernement de signer lors du premier semestre
2008 les deux Pactes cités.
Cette décision est un exemple de ce que notre pays peut faire sans
conditionnalités politiques et sans être soumis à un mandat
injuste, a-t-il dit.
Il a fait savoir que pour le premier semestre de l’année 2009, en mars
plus précisément, Cuba rendra des comptes au Conseil dans le
cadre du mécanisme normal de révision périodique universel
établi par le nouvel organisme.
Il a expliqué que cet examen est réalisé dans les mêmes conditions dans
tous les pays, et que pour Cuba cette date été fixée à mars
2008. On le prépare de manière sérieuse et dans un esprit de
coopération. Il s’agira de montrer nos résultats et notre
situation.
Il a déclaré que cette attitude sera celle de Cuba tant que se
poursuivra le principe de non singularisation, non
sélectivité, ni l’utilisation discriminatoire du sujet pour
agresser les pays qui ne se soumettent pas au diktat
impérialiste.
Tant que cette situation se maintiendra, Cuba se trouvera dans les
meilleures dispositions pour avancer sur ce chemin, mais si
hélas, le sujet est à nouveau politisé, le pays entrera de
nouveau dans la bataille.
DEMANDE DE LEVÉE DU BLOCUS ET DE FERMETURE DU CENTRE DE TORTURE DE
GUANTANAMO
Lors d’une autre intervention, le ministre cubain des Relations
extérieures, a renouvelé l’appel au gouvernement des Etats-Unis
pour que soit levé le blocus brutal contre notre peuple, qui
constitue une violation évidente et massive des droits de
l’homme, tel que l’a sollicité l’assemblée générale des
Nations unies dans plusieurs résolution appuyées massivement.
Il a également demandé la fermeture du centre de torture de la base
navale de Guantanamo et la restitution de ce territoire de
notre patrie, occupé illégalement.
Il a également souligné l’injuste situation des cinq cubains
emprisonnés dans les prisons nord-américaines et a exigé
leur libération, ainsi que le droit de visite des épouses de
deux des prisonniers, droit qui leur est nié depuis 1998.
Le ministre a exigé du gouvernement des Etats-Unis que le terroriste
Luis Posada Carriles soit jugé comme tel et soit mis à
disposition des tribunaux et extradé vers le Venezuela,
comme l’a sollicité ce pays.
Pérez Roque s’est félicité que la Brigade médicale cubaine travaillant
au Guatemala ait reçu le Prix national des droits de l’homme
que donne ce pays. Les médecins cubains ont réalisé plus de
22 millions de consultations et 55 000 accouchements.
Il a rappelé qu’actuellement 37 000 cubains travaillaient dans 79 pays
dans le domaine de la santé, dont 18 000 médecins.
Il a signalé que dans les prochains jours, on atteindra le million de
patients opérés grâce à l’Opération Miracle, dans 32 pays.
30 000 étudiants de 121 pays étudient gratuitement à Cuba, dans le
cadre de l’aide à des jeunes de faibles ressources, plus
importantes cependant que celles des étudiants cubains du
même âge, et que 45 000 jeunes du tiers-monde ont déjà reçu
leur diplôme.
Pour terminer, il a rappelé que l’apport cubain aux programmes
d’alphabétisation grâce à la méthode Moi, je peux, a
permis à 2,7 millions de personnes dans 22 pays d’apprendre
à lire et à écrire.
C’est pour ces raisons et la jouissance d’autres droits de l’homme, que
Cuba peut célébrer cette Journée a-t-il déclaré la tête
haute. •
Granma 10-12-2007 |