NEW-YORK, le 20 février. – DES dirigeants,
politiques, des médias et des intellectuels du
monde entier ont uni leurs voix au chœur de ceux
qui exigent la fermeture de la prison que les
Etats-Unis maintiennent dans la base illégale
qu’ils occupent à Guantanamo, à Cuba.
Le journal The New Times a affirmé que
les Etats-Unis devrait fermer son centre de
détention dans la baie de Guantanamo, se
joignant ainsi aux appels internationaux pour
que Washington ferme cette prison, a annoncé
l’AFP.
A Bruxelles, le président de l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe, René van
der Linden, a exprimé son entier soutien au
rapport des cinq experts des Nations Unies qui
ont condamné les pratiques de détention
appliquées par les Etats-Unis à Guantanamo, a
annoncé l’ANSA.
De son côté, depuis Berlin, l’AFP a rappelé que
le premier ministre britannique, Anthony Blair,
a réaffirmé que la prison installée sur la base
de Guantanamo, était « une anomalie », au terme
de sa rencontre avec la chancelière allemande,
Angela Merkel.
S’est prononcé aussi dans ce sens le ministre
britannique pour l’Irlande du Nord, Peter Hain,
qui a rejoint ceux qui demandent la fermeture de
la prison de la base étasunienne en territoire
cubain.
C’est la première fois qu’un ministre de Grande-Bretagne
fait une telle déclaration, et qu’il estime
qu’il préférerait que le centre n’existe pas et
qu’il soit fermé, a annoncé l’EFE.
Le vice-premier ministre et ministre des
Affaires étrangères d’Italie, Gianfranco Fini, a
affirmé aussi que la prison à la base
nord-américaine de Guantanamo était une
anomalie.
L’archevêque John Sentamu, la deuxième autorité
de l’Eglise anglicane, a demandé la fermeture
immédiate de ce centre de détention, et il a
accusé les Etats-Unis de « violer la loi
internationale », selon une dépêche de l’EFE qui
cite une interview de Sentamu au quotidien
The Independent, à Londres.