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MADRID, le
11 janvier (Notimex). – Amnesty International (AI) a demandé
aujourd’hui au gouvernement des Etats-Unis la fermeture de
la prison de la base militaire de Guantanamo, à Cuba, et de
donner l’emplacement de 38 prisonniers dont on pense qu’ils
sont maintenus dans des centres secrets de détention.
Lors d’une
cérémonie en face de l’ambassade des Etats-Unis en Espagne,
le directeur de AI-Espagne, Esteban Beltran, et
l’ex-prisonnier à Guantanamo, Ruhal Ahmed, ont remis une
lettre où 170 parlementaires espagnols soutiennent la
fermeture de cette prison militaire.
Dans des
déclarations à la presse, Beltran a précisé que AI remettra
au gouvernement des Etats-Unis 1 200 signatures de
parlementaires de différents pays du monde pour protester
contre cette prison, à l’occasion du 6e
anniversaire de l’arrivée des premiers prisonniers à
Guantanamo.
Beltran a
expliqué que de telles manifestations auront lieu dans
différentes parties du monde devant les ambassades des
Etats-Unis, avec l’intention que ces signatures parviennent,
outre à la Maison Blanche, aux candidats présidentiels dans
ce pays.
Il a
indiqué que « cette prison de Guantanamo est la pointe de
l’iceberg de la politique des Etats-Unis qui recule en
matière des droits de l’homme des 60 dernières années, à
cause de l’adoption en octobre dernier de la Loi de
commissions militaires qui légalise la torture ».
Il a
regretté que malgré la pétition internationale de fermeture
de la prison de Guantanamo, atteindre cet objectif ne
résoudrait pas entièrement ce problème car il existe
d’autres centres secrets de détention.
Il a
affirmé que selon des données de AI, quelque 38 prisonniers
de différentes parties du monde (dont le citoyen espagnol
Mustafa Setmarian Nazar) sont détenus dans ces centres
secrets.
Il a
ajouté qu’il restait 300 prisonniers à Guantanamo, sur les
800 qui étaient détenus au départ, et que 19 détenus sont
arrivés sur cette base militaire lors des 15 derniers mois.
Le
dirigeant de l’organisation en Espagne a souligné aussi que
d’autres activités seront organisées pour faire en sorte que
ce sujet soit abordé lors des campagnes présidentielles aux
Etats-Unis.
Granma
11-01-2008 |