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37e ANNIVERSAIRE DE
l’ASSASSINAT DU CHE À LA
HIGUERA
PAR FÉLIX CAPOTE,
de Granma international
LA publication de la première biographie du Che
en langue hébraïque, Che Guevara, la vie d’un
révolutionnaire, est actuellement l’un des ouvrages
les plus vendus en Israël, et ce précisément au moment
de l’anniversaire de sa mort.
Le livre, écrit par l’historien et journaliste
argentino-israëlien Efraim Davidi, a contribué à
accroître la popularité du Che parmi la jeunesse de ce
pays, dont le gouvernement est paradoxalement l’un des
deux seuls (l’autre est celui de la Micronésie) à
soutenir entièrement le blocus des États-Unis contre
Cuba.
Le Che n’a jamais été aussi populaire dans la
région depuis sa visite en 1963 dans les camps de
réfugiés palestiniens de la bande de Gaza, affirme le
correspondant de la publication digitale Clarin,
Shlomo Slutky.
Un combattant peut mourir, mais pas ses idées,
affirmait Fidel Castro il y a quelques années, faisant
allusion au Che Guevara. Il expliquait alors que les
méthodes et les tactiques dépendaient des époques et des
circonstances mais que rien n’arrêterait le cours de
l’histoire.
Les 8 et 9 octobre 2004 marqueront le
37e anniversaire de la capture, blessé, et de
l’assassinat en Bolivie du « petit
condottiere », comme le Che se nommait lui-même
dans une lettre d’adieu adressée à ses parents avant de
partir vers les montagnes boliviennes.
Celui qui n’a jamais cessé de faire ce qu’il
prêchait, ni d’exiger de lui-même plus qu’il n’exigeait
des autres, est plus présent que jamais parmi ceux qui
luttent pour un monde meilleur. Aujourd’hui plus que
jamais, le Che parcourt les chemins du
monde.
Il y a plus de trente ans, le président Fidel
Castro écrivait dans son introduction au
Journal de campagne en Bolivie de son
compagnon d’armes : «Rarement ou même jamais
dans l’histoire, une figure, un nom, un exemple sont
devenus aussi rapidement et aussi intensément
universels. C’est que le Che incarne dans sa forme la
plus pure et la plus désintéressée l’esprit
internationaliste qui caractérise le monde d’aujourd’hui
et de plus en plus celui de demain
».
Le Che a entrepris la mission qui l’a mené
jusqu’en Bolivie à la fin de l’année 1966, à la tête
d’un groupe de 52 guérilleros parmi lesquels se
trouvaient des Boliviens, des Cubains et des Péruviens,
dans le but déclaré d’étendre la révolution socialiste
dans toute l’Amérique du Sud. Onze mois plus tard, il
est encerclé au lieudit Quebrada del Yuro où le dimanche
8 octobre, vers midi, a lieu un combat inégal au terme
duquel il est capturé par des soldats boliviens alors
qu’il est blessé au mollet droit et sa carabine détruite
par un tir. Il est transporté le jour même à La Higuera
et abattu par un militaire 24 heures plus tard de
plusieurs rafales.
C’est pour cela que le 8 octobre toute l’île lui
a rendu hommage, ainsi que le Venezuela et de nombreux
pays du monde où vivent ceux qui luttent pour un monde
meilleur. (Granma) 8 octobre 2004
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