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Santa
Clara, Cuba, le 8 octobre (PL). – Le commandant de la Révolution
Ramiro Valdés a affirmé aujourd’hui ici que Cuba se trouvait
dans une période de combat, dans laquelle doit perdurer
l’exemple du guérillero Ernesto Che Guevara.
Nous sommes dans une période combat, qui doit être, par
conséquent, l’heure du Che, a proclamé Valdés lors d’une
cérémonie pour le 40e anniversaire de la mort au
combat du guérillero, laquelle était présidée par le premier
vice-président cubain, Raul castro.
Valdés a
indiqué que les réflexions de Fidel Castro et le discours de
Raul Castro le 26 juillet renfermaient les clefs de ce qui
doit être fait dans le pays, « pour assurer la voie de la
Révolution ».
Il a
souligné que la nation était devenue un bouillonnement
d’idées, à partir de l’invitation faite aux personnes, dans
chaque centre de travail et d’études, d’exprimer leurs
critiques ou leurs commentaires sur les principaux problèmes
dont ils souffrent.
Les
réflexions du président et les paroles de Raul Castro à
Camagüey ont suscité de vastes échanges au sein du Parti,
des centres de travail, des organisations politiques, de
masses, des jeunes et des étudiants, a-t-il affirmé.
Il a
estimé que ces discussions peuvent contribuer à une
meilleure compréhension des problèmes, à la recherche
massive de solutions qui « ne pourront jamais être magiques
et qui doivent être basées sur le travail ».
Il a aussi
suggérer de prendre en compte durant les réunions la
capacité du pays pour produire des ressources et le blocus
économique imposé par les Etats-Unis, qui a coûté au pays,
depuis 48 ans, des pertes pour plus de 89 milliards de
dollars.
Ce que
nous attendons de ce débat – a précisé Valdés – c’est qu’il
nous aide à briser l’inertie, le dogmatisme et le sentiment
bureaucratique, ainsi qu’à développer le sens créateur et à
libérer, là où elles sont entravées, les forces de
production.
Il s’est
dit aussi confiant dans le fait que le processus débouche
sur l’habitude de réviser et d’actualiser d’une manière
critique les méthodes appliquées dans l’économie et
différents domaines de la vie pour qu’elles soient en phase
avec les réalités fluctuantes de la vie.
Il a
averti que les problèmes se résolvent avec des idées, de
l’imagination et de la conscience, mais aussi avec des
moyens, « c’est pourquoi tout ne peut pas être résolu du
jour au lendemain, ni les besoins satisfaits de manière
immédiate ».
A un autre
moment du discours Valdés a évoqué l’arrivée, en 1997, des
restes du Che et de ses compagnons de lutte dans le mausolée
où la cérémonie a eu lieu ce lundi. A l’époque, ces restes
furent qualifiés par Fidel Castro de troupes de renfort.
Valdés a
précisé que le président Castro les avait nommé ainsi car
Cuba traversait des moments difficiles, mais aussi parce que
le monde vivait des moments complexes, un contexte qui a
empiré 10 ans après.
Celui qui
est aussi ministre de l’Informatique et des communications a
critiqué le président étasunien Georges W. Bush et sa
politique belliciste, ainsi que les prix élevés du pétrole,
des aliments et de toutes sortes de marchandises qui mettent
en difficulté les pays pauvres.
Dans cette
contexte, il a enjoint les nouvelles générations de cubains
à continuer à connaître la vie du guérillero légendaire et à
imiter son exemple et sa détermination à défendre le
processus socialiste, qu’il considérait comme irrévocable.
L’héritage
du Che n’est pas une page de l’histoire dont nous devons
nous rappeler mais un exemple vivant que nous devons avoir à
l’esprit chaque jour, a ratifié le dirigeant.
Granma
08-10-2007 |