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La démocratie à
Cuba
Les piliers du système politique cubain:
Indépendance, unité, participation
Et pouvoir populaire,
Non-discrimination et justice sociale
La mise en cause du système politique et
électoral cubain constitue l’un des piliers
fondamentaux de la campagne anticubaine que
conduisent les Etats sur les plans de la
démocratie et des droits de l’homme.
Les Etats-Unis peuvent compter, pour relayer
cette campagne, sur le soutien d’autres pays
capitalistes industriels, pour la plupart
d’anciens métropoles coloniales, soucieux eux
aussi d’imposer aux pays en développement un
modèle d’organisation politique qui leur
permette de continuer de les contrôler et de les
soumettre à leur domination.
Les porte-parole de Washington prétendent
démontrer que le système politique qu’établit la
Constitution cubaine est censément incompatible
avec les normes acceptées à l’échelle
internationale en matière de démocratie et de
droits de l’homme, et fabriquent de toutes
pièces une image dénaturée d’une société
intolérante et ankylosée qui ne permet pas la
pluralité et la participation politique.
Les deux Pactes internationaux relatifs aux
droits de l’homme reconnaissent que «tous les
peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes.
En vertu de ce droit, ils déterminent librement
leur statut politique et assurent librement leur
développement économique, social et culturel.»
La Déclaration et le Programme d’action adoptés
par la Conférence mondiale sur les droits de
l’homme (Vienne, 1993) reconnaissent: «La
démocratie est fondée sur la volonté, librement
exprimée, du peuple qui détermine le système
politique, économique, social et culturel qui
sera le sien et sur sa pleine participation à
tous les aspects de la vie de la société.»
Le système politique cubain est vraiment
authentique et autochtone; il repose sur les
expériences héritées de sa riche histoire de
lutte pour l’égalité et la solidarité entre les
hommes et les femmes, l’indépendance, la
souveraineté, la non-discrimination, l’unité, la
participation, le pouvoir populaire et la
justice sociale.
La première chose à souligner pour expliquer le
système politique cubain, c’est qu’il n’est pas
importé, qu’il n’a jamais été un calque du
modèle soviétique ni de celui qui existait dans
les pays socialistes d’Europe de l’Est,
contrairement à ce que veulent faire accroire
les ennemis de notre Révolution.
L’adoption par référendum populaire, en 1976, de
la Constitution socialiste constitua un grand
pas dans l’institutionnalisation du pays,
d’autant qu’elle s’accompagna de la création des
organes du pouvoir populaire tels que
l’Assemblée nationale, le Tribunal suprême et le
Conseil d’Etat.
D’importants amendements à la Constitution et au
système électoral intervinrent en 1992: en
particulier, l’élection au suffrage direct et
secret des députés de l’Assemblée nationale et
des délégués aux assemblées provinciales, comme
cela se faisait déjà pour les délégués aux
assemblées municipales.
Caractéristiques du système politique et
électoral cubain
1. Organisation périodique d’élections,
au suffrage universel, égalitaire et secret.
2. Inscription universelle, d’office et
gratuite, au registre des électeurs de tous les
citoyens ayant le droit de vote, à partir de
seize ans.
3. Proposition directe des candidats aux
assemblées municipales par les électeurs
eux-mêmes au cours de réunions publiques qui
doivent en désigner au moins deux et au plus
huit (dans de nombreux pays, ce sont les
directions des partis politiques qui nomment les
candidats).
Ainsi, aux élections d’octobre 2002, 39981
assemblées de base (représentant 87,1 p. 100 des
électeurs) ont désigné 32585 candidats aux
assemblées municipales pour les 14949 postes à
pourvoir.
4. Les assemblées municipales présentent
les candidats aux quatorze assemblées
provinciales et à l’Assemblée nationale,
confirmant ou infirmant les propositions des
commissions de candidature formées de
représentants des organisations syndicales,
sociales, étudiantes, paysanne, féminines et
autres.
Ensuite, le peuple décide au vote direct et
secret.
Aux dernières élections générales de janvier 2003, ces
organisations ont tenu 860 assemblées plénières
(moyenne d’assistance supérieure à 87 p. 100)
qui ont fait 53340 propositions de candidats aux
assemblées provinciales et à l’Assemblée
nationale, lesquelles ont été examinées ensuite
par les commissions de candidatures.
Des consultations ont été engagées pour les candidatures aux
assemblées provinciales et à l’Assemblée
nationale, ainsi que sur les propositions pour
les postes de président et vice-président des
assemblées municipales et provinciales, et de
président, vice-président, secrétaire et membres
du Conseil d’Etat.
Un total de 3068878 personnes a été consulté au
cours d’assemblées de travailleurs, de lycéens
et étudiants, de paysans individuels et de
coopératives, de militaires, de communautés,
etc.
On a recensé 11102 rencontres de présentation
des candidats sur les lieux de travail et
d’étude, dans des unités militaires, dans des
communautés urbaines et rurales, réunissant
2161159 personnes.
Dans le cadre de cet exercice démocratique aux
élections générales de 2003, les commissions de
candidatures de deux municipalités ont dû faire
de nouvelles propositions de candidats à
l’Assemblée nationale et aux assemblées
provinciales, les propositions initiales n’ayant
pas été acceptées par les assemblées municipales
correspondantes.
5. Interdiction de campagnes électorales
coûtant des sommes folles et fondées bien
souvent sur les offenses, la diffamation et la
manipulation. Tous les candidats reçoivent le
même traitement. La seule «propagande» acceptée
est la publication officielle de la biographie
des candidats contenant les mérites et les
qualités de chacun.
6. Netteté et transparence totale des
élections. Les urnes sont surveillées par des
enfants et de jeunes pionniers, sont scellées en
présence de la population et le décompte des
voix se fait en public, tous les intéressés
pouvant y assister, y compris la presse
nationale et étrangère, les diplomates, les
touristes et quiconque le souhaite.
7. Tous les candidats doivent être
obligatoirement élus à la majorité absolue (plus
de la moitié des suffrages exprimés). En cas de
ballottage aux élections aux assemblées
municipales, un second tour est organisé entre
les deux candidats ayant obtenu le plus de voix.
En cas de non-élection d’un candidat aux
élections aux assemblées provinciales et à
l’Assemblée nationale, il faudra en nommer un
autre pour un second tour.
Au premier tour des élections municipales du 20
octobre 2002, un total de 13576 candidats a été
élu, soit 90,8 p. 100 des postes à pourvoir.
Le second tour du 27octobre a concerné 1370 municipalités où,
sauf dans trois, les candidats ont été dûment
élus. Un troisième tour s’est déroulé dans les
trois municipalités restantes.
8. Le vote est libre, égalitaire et secret. Tous les
citoyens cubains ont le droit d’élire et d’être
élus. Comme il n’existe pas de listes de partis,
l’électeur vote directement pour le candidat de
son choix. Aux élections aux assemblées
provinciales et à l’Assemblée nationale, il peut
voter pour un seul candidat, pour plusieurs ou
pour tous, ou alors pour aucun.
9. Tous les organes représentatifs du
pouvoir de l’Etat sont élus et renouvelables.
Aux élections de janvier 2003, 62 p. 100 des
députés de l’Assemblée nationale ont été
renouvelés. Des 31 membres du Conseil d’Etat,
élus par l’Assemblée nationale, 21 ont été
réélus et 10 élus pour la première fois.
Dans les quatorze assemblées provinciales, 8 présidents et 6
vice-présidents ont été réélus; tandis que 6
présidents et 8 vice-présidents ont été élus.
Dans les 169 assemblées municipales, en octobre 2002, ont été
réélus 95 présidents et 72 vice-présidents (soit
43,8 p. 100 et 57,3 p. 100 respectivement).
10. Tous les élus doivent rendre compte de leur
gestion devant leurs électeurs.
11. Tous les élus peuvent être révoqués par leurs
électeurs à tout moment de leur mandat.
12. Les députés et les délégués n’étant pas des
«professionnels», ils ne touchent aucune
rétribution dans l’exercice de leurs fonctions.
13. Participation élevée aux élections.
Depuis l’instauration des élections en 1976, la
moyenne de participation a été de 95 p. 100.
Aux élections provinciales et nationales de
janvier 2003, la participation a été de 97,4 p.
100. Dans le cas des élections à l’Assemblée
nationale, 94,14 p. 100 des bulletins de vote
ont été considérés valides; 3 p. 100 ont été
annulés; les bulletins en blanc ne se sont
montés qu’à 0,86 p. 100.
14. L’intégration de l’Assemblée
nationale est représentative des divers secteurs
de la société cubaine.
Des 609 députés, 219 sont des femmes (35,96 p.
100, soit 8 p. 100 de plus qu’à la législature
antérieure); 99 p. 100 sont des diplômés
universitaires ou des bacheliers(5 seulement ne
sont pas bacheliers, et 1 seul n’a fait que des
études primaire) ; 32,84 p. 100 (soit 4 p. 100
de plus qu’à la législature précédente) sont des
Noirs et Métis; et presque le quart sont des
travailleurs directs de la production et des
services.
15. Il est élu un député pour 20000
habitants ou fraction supérieure à 10000. Toutes
les municipalités sont représentées à
l’Assemblée nationale par au moins deux députés,
le reste étant proportionnel au nombre
d’habitants. Au moins la moitié des députés
doivent avoir été élus délégués de base,
autrement avoir été nommés directement par les
électeurs et vivre sur le territoire qui les
présente.
16. L’Assemblée nationale élit en son
sein le Conseil d’Etat et son président au vote
libre, direct et secret. Le président du Conseil
d’Etat est aussi le chef d’Etat et de
gouvernement qui doit donc se soumettre à deux
élections: être élu député par plus de la moitié
des électeurs de sa circonscription au vote
libre, direct et secret; puis l’être par
l’Assemblée nationale selon la même modalité de
suffrage.
17. L’Assemblée nationale constituant le
pouvoir suprême de l’Etat et les pouvoirs
législatif, exécutif et judiciaire lui étant
subordonnés, le chef d’Etat et de gouvernement
ne peut la dissoudre.
18. L’initiative législative émane des
multiples acteurs de la société, et non
seulement des députés, du Tribunal suprême ou du
ministère public; les organisations syndicales,
étudiantes et lycéennes, féminines, sociales et
autres peuvent l’exercer, ainsi que les citoyens
eux-mêmes à condition, dans ce cas, qu’elle soit
soutenue par au moins dix mille électeurs.
19. Les lois sont soumises au vote
majoritaire des députés. Ce qu’il y a de
spécifique dans la modalité cubaine, c’est
qu’aucune loi n’est discutée en séance plénière
de l’Assemblée nationale avant d’avoir été
soumise à des consultations réitérées des
députés et après avoir tenu compte de leur
proposition, de sorte qu’il est prouvée qu’elle
a le soutien de la majorité à des fins de
discussion et de vote.
Pourquoi un seul parti politique à Cuba?
La Constitution de la République de Cuba, par
choix et décision souveraine du peuple,
reconnaît l’existence d’un seul parti politique,
le Parti communiste de Cuba (PCC). Mais il ne
s’agit pas d’un parti politique à la manière
traditionnelle de la démocratie libérale
bourgeoise. Ce n’est pas un parti électoral. De
ce fait, et du fait des restrictions que lui
impose la loi, il ne propose ni n’élit aucun
candidat. Il ne participe pas non plus aux
élections de l’Assemblée nationale du pouvoir
populaire (organe suprême de l’Etat cubain), du
Tribunal suprême populaire et du président du
Conseil d’Etat.
Le PCC joue un rôle d’orientation, de
supervision et de garantie en ce qui concerne la
démocratie participative et un développement
durable dans l’équité et la justice sociale dans
la société socialiste cubaine.
Le Parti œuvre en se fondant sur sa capacité de
persuasion, sur son pouvoir de conviction, sur
ses relations étroites et permanentes avec les
citoyens. Il est formé d’ouvriers, de paysans,
d’intellectuels, d’artistes, de scientifiques
distingués, élus sur la base de leurs mérites
personnels et de leur engagement envers le
bien-être commun. Ses décisions ne sont
obligatoires que pour ses militants. Cette
conception et cette pratique garantissent que,
dans un système à parti unique, la plus large
pluralité d’opinions puisse prévaloir et se
consolider.
Le PCC est le parti de l’unité et de
l’indépendance de tout le peuple cubain. Il est
l’héritier et le continuateur historique du
Parti révolutionnaire cubain, que notre Héros
national, José Martí, fonda lui aussi en tant
que parti unique de tous les Cubains en vue de
réaliser la révolution d’indépendance.
Les objectifs qui donnèrent naissance à ce PRC:
libérer Cuba, empêcher son annexion par les
Etats-Unis et unir tous les secteurs et toutes
les forces indépendantistes en une seule
organisation politique, une fois tirées les
leçons de l’échec des guerres d’Indépendance
précédentes (la division comme cause
fondamentale), n’ont absolument pas changé de
nos jours, puisque le peuple cubain est en butte
à un blocus économique, commercial et financier
rigoureux et à une politique d’agression
systématique de la part des Etats-Unis qui
visent à le diviser, à renverser le gouvernement
et à détruire le système instauré par décision
souveraine de tous les Cubains.
Le Parti actuel est le fruit de l’intégration et
de l’union volontaires des révolutionnaires
cubaines qui formaient les différentes
organisations ayant fait face à la dictature et
au système néo-colonial imposés au peuple cubain
par les USA. Différentes forces révolutionnaires
se sont donc jointes au sein du Parti communiste
de Cuba dans un objectif commun: l’unité, qui
seule pouvait permettre de concrétiser un projet
de démocratie, de solidarité, d’indépendance et
de développement de la nation cubaine, le but
étant la construction du socialisme..
Le peuple cubain connaît parfaitement les
caractéristiques et les «merveilles» du système
pluripartite que les Etats-Unis vantent tant: il
l’a connu dans sa propre chair pendant presque
un demi-siècle. Le paradoxe, c’est que la
superpuissance tente d’imposer aux autres
quelque chose qui n’existe même pas chez elle:
aux USA, il n’existe dans la pratique qu’un seul
parti, celui du capital et des transnationales
qui, tantôt sous un masque, tantôt sous un
autre, s’est arrangé pour rester au pouvoir
depuis plus de deux cents ans!
Les Etats-Unis ont poussé à la suppression du
Parti révolutionnaire cubaine et imposé au
peuple en 1902, en tant qu’outil de division et
de contrôle néo-colonial, un système politique
pluripartite qui ne servit qu’à aggraver la
pauvreté, la corruption et le bradage des
richesses nationales aux capitaux
nord-américains. Ces partis politiques
encouragés par la métropole néo-coloniale firent
la preuve de leur incapacité et de leur manque
de volonté à faire face à la dictature
sanguinaire de Batista, dont beaucoup reçurent
les miettes du pouvoir que celle-ci distribuait.
Au triomphe de la Révolution, l’une des
premières revendications populaires fut la
suppression de la politicaillerie et de la
corruption des partis politiques traditionnels.
Le cri unanime fut celui de l’unité. Les partis
politiques traditionnels se désagrégèrent
d’eux-mêmes et leurs dirigeants abandonnèrent le
pays à destination de Miami.
La société civile cubaine
Les transformations révolutionnaires opérées par
le peuple cubain dès janvier 1959 donnèrent
naissance à une participation citoyenne solide,
large, représentative et ascendante.
La société civile cubaine permet, garantit et
viabilise la participation directe des Cubains
et des Cubains au débat, à la présentation de
propositions et à l’adoption de décisions dans
toutes les questions intéressant la nation: sa
vie politique, son développement économique, sa
défense, son identité et son développement
culturel, ses relations extérieures, la
distribution de ses richesses, la protection de
son patrimoine tangible et intangible, etc.
En plus de nombreuses organisations sociales,
d’organisations de masse, d’organisations
professionnelles, scientifiques, culturelles,
voire religieuses, créés ces quarante dernières
années, les organisations fondées avant 1959 et
n’ayant pas participé aux sévices et aux crimes
de la dictature de Batista, ou ne les ayant
soutenus, ont conservé tous leurs droits et la
plupart sont encore actives.
La société civile cubaine est composée de plus
de 2200 organisations, dont les organisations
sociales, les organisations de masse, les
organisations ou associations scientifiques,
technique, culturelles, artistiques, sportives,
solidaires et autres, protégées aux termes de la
loi des Associations (loi 54).
Les organisations de masse et les organisations sociales
regroupent des centaines de milliers, voire des
millions de membres, et leur importance est même
reconnue dans la Constitution, notamment à
l’article 7.
Compte tenu de la quantité de leurs membres, de
leur représentativité et de leur capacité de
mobilisation, le système politique cubain
reconnaît à ces ONG de larges pouvoirs et une
grande capacité de proposition, de consultations
et d’opinion, voire de décision, dans le cadre
de la démocratie participative instituée par
l’ordre constitutionnel en vigueur.
L’article 103 de la Constitution stipule que les
organes d’administration territoriale agissent
en coordination étroite avec les organisations
sociales et les organisations de masse dont elle
reconnaît la capacité d’initiative législative.
Il faut signaler par ailleurs que la dernière
réforme de la Constitution, intervenue en 2002,
déclarant, face aux menaces de l’administration
Bush, le système politique et social socialiste
comme irrévocable et interdisant de négocier des
accords sous le coup d’une agression, d’une
menace ou de la coercition d’une puissance
étrangère, a été promue à la suite de la demande
conjointe de plusieurs organisations sociales et
de masse et entérinée par la signature
volontaire de plus de huit millions d’électeurs,
soit plus de 98 p. 100 des électeurs.
Selon la loi électorale, les commissions de
candidatures aux assemblées municipales,
provinciales et nationale du pouvoir populaire
sont constituées de représentants de la Centrale
des travailleurs de Cuba (CTC), les Comités de
défense de la Révolution (CDR), la Fédération
des femmes cubaines (FMC), l’Association
nationale des petits agriculteurs (ANAP), la
Fédération des étudiants (FEU) et la Fédération
des élèves de l’enseignement secondaire (FEEM),
désignés par leurs directions correspondantes.
Parmi les organisations sociales et les
organisations de masse, certaines datent d’avant
la Révolution: c’est le cas de la Centrale des
travailleurs, fondée en 1939 et groupant
dix-neuf syndicats nationaux, et de la
Fédération des étudiants, créé en 1922.
Plusieurs autres sont nées dans le cadre de la
Révolution, compte tenu de la nécessité d’offrir
à de vastes secteurs de la population la
possibilité de devenir des acteurs directs des
changements. C’est le cas, par exemple, de la
Fédération des femmes cubaines (plus de la
moitié de la population est de sexe féminin), de
l’Union nationale des écrivains et artistes de
Cuba (UNEAC), de l’Union nationale des juristes
et de l’Union des journalistes.
Il existe par ailleurs à Cuba d’autres types
d’organisations ou d’associations non
gouvernementales, dont la quantité de membres
est plus réduite, de nature scientifique,
technique, culturelle, artistique, sportive,
d’amitié ou de solidarité, etc.: de chefs de
cuisine, de médecins, de techniciens du sucre,
d’architectes, d’ingénieurs, de techniciens
agricoles et forestiers, d’écologistes, de
philosophes, d’historiens, de chercheurs en
sciences sociales et politiques, de protection
de la nature, de membres ou de descendants de
nationalités données, etc.
On dénombre actuellement à Cuba 2221 organisations ou
associations non gouvernementales de ce genre,
dont 1101 fraternelles, 175 scientifiques, 142
amicales, 52 culturelles, 395 sportives et 356
de nature sociale.
Ce second groupe d’organisations ou d’associations est
protégé par la loi 54 de 1985, dite loi des
Associations, et par leur Règlement, qui fixe
les conditions de création, d’enregistrement et
de fonctionnement.
Les restrictions imposées à l’enregistrement d’ONG à Cuba
sont les mêmes que celles qui existent dans la
plupart des pays du monde: elles doivent être à
but non lucratif; leurs finances doivent être
transparentes et vérifiables par des audits de
l’organisation gouvernementale de tutelle; elles
doivent avoir au moins trente affiliés; leurs
activités ne doivent pas être nocives au
bien-être public ou à celui personnes juridiques
ou naturelles; elles doivent respecter l’ordre
constitutionnel et la légalité; elles ne doivent
pas s’opposer aux principes d’humanisme,
d’indépendance, de solidarité, de
non-discrimination, d’équité et de justice
sociale qui régissent la société cubaine.
L’une des conditions essentielles de toutes les organisations
de la société civile cubaine, organisations
sociales et de masse comprises, est
l’affiliation volontaire.
Une autre de leurs caractéristiques distinctives est leur
structure et normes de fonctionnement
démocratiques. Tous les dirigeants aux
différentes instances doivent être élus. Elles
doivent avoir des réunions périodiques
permettant les débats et la prise de décision
sur toute question d’intérêt. La plupart
prévoient dans leurs statuts et règlements la
tenue périodique, tous les quatre ou cinq ans,
d’assemblées générales au niveau de base,
municipal et provincial, et de congrès
nationaux.
Ces réunions ont pour objectifs l’élection démocratique au
suffrage direct et secret des dirigeants, les
rapports de ceux-ci aux affiliés, l’examen du
travail réalisé, la discussion, la formulation
et l’adoption de programmes, tâches et plans
d’action pour la période suivante.
Les fausses allégations de Washington au sujet d’une
prétendue absence de société civile à Cuba ne
résistent pas à la moindre analyse. Le Conseil
économique et social des Nations Unies (ECOSOC)
a attribué le statut consultatif à plus de dix
ONG cubaines qui contribuent régulièrement aux
travaux des organes subsidiaires.
Les conditions et les informations requises pour
l’enregistrement légal et l’examen des ONG
cubaines sont en accord avec les exigences du
Comité des ONG de l’ECOSOC (Résolution 1996/31)
relatives à l’octroi du statut consultatif et le
suivi des activités.
Parmi les ONG cubaines ayant le statut
consultatif auprès de l’ECOSOC, on peut citer:
l’Association cubaine des Nations Unies (ACNU);
l’Association nationale des économistes et
comptables de Cuba (ANEC); l’Union nationale des
écrivains et artistes de Cuba (UNEAC); le Centre
d’études européennes (CEE); le Centre d’études
sur la jeunesse (CESJ); la Société culturelle
José Martí, la Fédération des femmes cubaines
(FMC); le Mouvement cubain pour la paix et la
souveraineté des peuples, l’Union nationale des
juristes de Cuba (UNJC), le Centre Félix Varela
et le Centre d’études sur l’Asie et l’Océanie.
Des organisation internationales dont le siège
est La Havane possèdent aussi ce statut
consultatif, entre autres: l’Organisation de
solidarité des peuples d’Asie, d’Afrique et
d’Amérique latine (OSPAAAL) et l’Organisation
continentale latino-américaine des étudiants
(OCLAE).
L’indépendance du fonctionnement des ONG
cubaines est garantie par la loi. Le
gouvernement cubain ne se mêle pas de leur
fonctionnement, pas plus qu’il ne finance leurs
frais administratifs.
Il ne fait que soutenir financièrement certains
de leurs projets d’intérêt social et
communautaire.
Les ONG participent aussi à la répartition et à
l’exécution d’une partie importante de l’aide
financière que reçoit le pays au titre de l’Aide
publique au développement (APD).
Cuba a des relations et des contacts de
coopération systématiques avec plus de 344 ONG
de 19 pays, dont 134 d’Amérique du Nord et 210
d’Europe.
Au moins 147 ONG de différents pays réalisent des actions de
coopération avec notre pays et au moins 52
coopérants étrangers vivent à titre provisoire
dans notre pays dans le cadre de projets de
coopération.
Toutes les ONG cubaines sont dotées de leur
personnalité juridique et de leur propre
patrimoine. La loi établit que ce patrimoine se
constitue à partir des cotisations des affiliés,
de dons et d’autres revenus économiques
autorisés, tels que la vente de publications,
l’organisation de réunions, etc.
Le gouvernement reçoit de l’aide de ces ONG, mais aussi des
opinions, des propositions et des critiques qui
ne sont pas forcément favorables aux projets,
mesures et actions qu’il conçoit et met en
œuvre.
Mais elles n’ont pas besoin de recourir à la
confrontation pour atteindre leurs objectifs: à
tous les niveaux, le gouvernement les consulte
en permanence et respecte leurs vastes facultés
en tant que participantes de la conception et de
la prise de décision concernant des politiques
et des programmes. Cela a été vrai même à des
moments et sur des questions aussi complexes que
l’adoption et l’application des mesures de
restructuration économique que le pays a été
contraint d’engager pour faire face à la grave
crise (Période spéciale) des années 90.
La société civile cubaine existe en complément
de l’Etat, non en opposition. Celui-ci
institutionnalise et représente le pouvoir des
vastes majorités du peuple cubain: ouvriers,
paysans, travailleurs, intellectuels, artistes,
chercheurs en matière d’éducation, de santé, de
science et de services, entre autres.
Bien entendu, ces rapports d’harmonie ne
favorisant pas les intérêts du gouvernement
nord-américain qui, pour atteindre ses objectifs
de politique impérialiste, a besoin de fomenter
la division et la désintégration de la société
cubaine. Or, où est-il donc écrit que les
organisations de la société civile doivent, pour
être indépendantes, contrer le gouvernement ou
s’opposer à lui? Cette confrontation est sans
doute nécessaire dans le cadre de sociétés aussi
inégalitaires que la société nord-américaine,
pas au sein d’une démocratie populaire et
participative comme la société cubaine.
L’exercice du droit de syndicalisation
La loi en vigueur à Cuba et la pratique
quotidienne dans tous les centres de travail
garantissent le plein exercice de l’activité
syndicale et du droit de syndicalisation. Ce que
prouve l’existence de dix-neuf syndicats
nationaux, de 5426 bureaux syndicaux menés par
50356 dirigeants territoriaux, et de 109522
sections syndicales de base conduites par 714593
dirigeants.
L’existence d’une seule centrale syndicale
réunissant les dix-neuf syndicats nationaux ne
découle pas de l’exigence du gouvernement et ne
répond à aucune autre disposition que la volonté
souveraine des travailleurs cubains. La lutte
pour l’unité du mouvement syndical à Cuba est
une vieille et profonde tradition. C’est en
1938, donc bien avant la Révolution, qu’est née,
par décision libre des travailleurs de l’époque,
la Confédération des travailleurs de Cuba, qui
prit le nom l’année suivante de Centrale des
travailleurs de Cuba.
L’unité du mouvement ouvrier à Cuba a été
décisive dans le succès de ses luttes et dans la
défense du pouvoir qu’il détient aujourd’hui.
La dictature de Batista (1952-1958) envisagea
comme un de ses premières priorités la
destruction de l’unité du mouvement syndical
représentée par la CTC. Mais elle n’y parvint
jamais. Malgré la création artificielle de
syndicats véreux dirigés par des délinquants
payés par le tyran et les entreprises de la
métropole néo-coloniale, les travailleurs ne se
laissèrent jamais berner et restèrent groupés
dans leur centrale unique.
Ni le Code du travail en vigueur ni la
législation complémentaire n’établit de
restrictions à la création de syndicats.
Tous les travailleurs cubains ont le droit de
s’affilier librement et de constituer des
organisations syndicales sans autorisation
préalable.
Tous les syndicats et la Centrale des travailleurs de Cuba
mènent leurs activités et leurs programmes en
toute indépendance. Ils rédigent et adoptent
leurs statuts et règlements, adoptent leur
structure organisationnelle, leurs méthodes et
leur style de travail à eux.
Les travailleurs affiliés à chaque syndicat proposent et
élisent leurs dirigeants aux différents niveaux,
depuis les assemblées de travailleurs à la base
jusqu’aux congrès tenus périodiquement dans le
plus strict respect de la démocratie syndicale.
Les représentants syndicaux démocratiquement
élus par les travailleurs participent avec de
larges facultés aux conseils de direction des
entreprises où se prennent des décisions les
concernant, aussi dans chaque entreprise que
dans les organismes et institutions de
l’administration centrale de l’Etat.
Le Code du travail établit les garanties
nécessaires au plein exercice de l’activité
syndicale dans tous les centres de travail du
pays et à la plus large participation des
travailleurs et de leurs représentants à la
prise de décision concernant leurs intérêts les
plus variés.
Un objectif prioritaire des travailleurs du
monde entier, le plein emploi, est devenu une
réalité pour les Cubains cette année-ci.
Les médias et la presse
Cuba concède la plus grande importance non
seulement à la protection mais encore à la
promotion des droits à la liberté d’opinion et à
la liberté d’expression, qui sont reconnus par
la Constitution et ont été développés dans son
organisation juridique.
La Révolution cubaine a, dès les premiers jours,
inscrit parmi les premières priorités de ses
politiques et de ses programmes le renversement
des obstacles structurels et institutionnels au
plein exercice de ce droit. L’une des premières
actions de la Révolution fut la suppression de
l’analphabétisme. Elle a par ailleurs favorisé
et stimulé la mise en place de nombreuses
organisations populaires et sociales qui prouvé
leur efficacité dans le courant et les échanges
d’idées.
Les transformations révolutionnaires ont permis
au peuple cubain de prendre en main le contrôle
des moyens d’information et de communication par
leur nationalisation.
Tous les Cubains ont largement accès à
l’information la plus diverse. Malgré les
limitations de ressources et de possibilités
d’accès qu’impose le blocus des Etats-Unis, il
existe de nombreux médias au service du peuple
cubain, qui ont clairement une fonction
publique.
La loi interdit les monopoles privés, nationaux ou
transnationaux, de l’information et des
communications. Elle interdit aussi
l’utilisation des médias à des fins de publicité
commerciales ou pour inciter à la haine raciale,
à la pornographie, à la violence et à tant
d’autres maux qui les frappent dans le monde
occidental.
Les Cubains ont la possibilité aussi bien de
recevoir que d’être sujets dans la préparation
des programmes et des contenus que transmettent
les médias et la presse, ce qui garantit la plus
large pluralité. Ces médias servent à favoriser
le débat et la critique des citoyens, à
disséminer des informations et à éduquer les
enfants et les jeunes dans un esprit de justice
sociale, de liberté, d’égalité et de solidarité
humaine.
On ne saurait ignorer toutefois une réalité qui
touche Cuba, à savoir l’hostilité et la guerre
non déclarée d’une puissance étrangère. Dans ces
conditions, la désinformation et la manipulation
des nouvelles se transforment en armes
d’agression. L’analyse de la légitimité de la
source et de la véracité de l’information se
transforme en une nécessité de sécurité
nationale. Punir les responsables d’actions de
propagande ennemie devient un recours
péremptoire de légitime défense.
Dans les modèles de sociétés libérales qu’on
prétend imposer à tous les peuples du monde,
l’accès aux moyens d’information et de
communications, et la divulgation d’opinions
sont assujettis aux ressources économiques de
particuliers ou de groupes de particuliers
désireux d’exercer ce droit.
Le modèle de développement cubain a pour
prémisse essentielle l’accès universel aux
services sociaux de base et la satisfaction des
besoins élémentaires des êtres humains, dont les
services d’information et de communication. À
Cuba, les technologies de l’information et des
communications constituent des biens au service
de tout le peuple. La formation et
l’apprentissage de leur utilisation sont
gratuits. Leur exploitation et l’accès à leurs
services sont régis par des politiques claires
et bénéficient de programmes visant à renforcer
leur utilisation par tous les Cubains et toutes
les Cubaines.
Les priorités concernant la connexion à ces
services, dont l’Internet, sont déterminées par
la maxime suivante: les rares ressources
disponibles doivent bénéficier au plus grand
possible d’individus. Voilà pourquoi l’on
favorise et on priorise l’accès à travers des
points d’intérêt social et communautaire, tels
que les écoles, les universités, les centres
hospitaliers et de santé, les bibliothèques, les
centres de recherche, les unités de
l’administration locale, provinciale et
nationale, les centres de culture et d’art. Dans
l’ordre individuel, on privilégie, dans la
distribution des capacités de connexion, les
médecins, les intellectuels, les chercheurs et
les universitaires, entre autres.
On étend l’utilisation massive des ordinateurs pour les
classes aux adultes, aux adolescents et aux
enfants depuis la maternelle.
La totalité des écoles du pays, dont 93 ne
compte qu’un seul élève, ont commencé la
présente année scolaire 2003-2004 avec au moins
un ordinateur, pour un total de 46290, au
service de tous les élèves des écoles primaires,
secondaires et maternelles. Les Clubs
d’informatique et d’électronique pour jeunes ont
formé à ces technologies plus d’un demi-million
de Cubains.
Le pays compte environ 270000 ordinateurs, dont
65 p. 100 connectés en réseau; 1000 domaines
«.cu», plus de 750 sites Internet et plus de
480000 comptes de courrier électronique.
Des centaines de milliers de personnes ont accès
à l’Internet, et ce chiffre ne cessera de
s’accroître en fonction des conditions
économiques du pays. Ainsi, rien qu’à travers
Infomed, le service Internet de la santé
publique, près de 30000 professionnels, médecins
et personnels paramédicaux y accèdent
personnellement. Dans l’enseignement supérieur,
pratiquement tous les professeurs et la grande
majorité des étudiants ont accès à Internet, les
restrictions ne concernant que la durée de
machine disponible et les vitesses que
permettent nos réseaux.
Dans les conditions d’un pays en développement
soumis à un blocus, et devant l’impossibilité de
destiner plus de ressources au développement de
la télévision, la radio continue de jouer un
rôle vital dans la participation des citoyens.
Le pays compte 76 radios transmettant sur ondes
moyennes et modulation de fréquence, dont 8 à
couverture nationale, 16 provinciales et 51
municipales et communautaires, à qui s’ajoute un
émetteur sur ondes courtes.
Il existe trois chaîne de télévision nationales,
auxquelles s’en ajoutera une autre dans les
prochains mois. On compte 15 centres de
télévision provinciaux, dont un dans la commune
spéciale de l’île de la Jeunesse, et un
télécentre pour la population vivant dans les
zones montagneuses.
La programmation de la TV comprend des
documentaires, de séries, des feuilletons, des
films, des matériaux éducatifs, scientifiques et
informatifs de facture étrangère. Environ 20 p.
100 des programmes télévisés sont faits à Cuba.
Le lancement d’une chaîne de télévision
consacrée essentiellement à l’éducation, qui
touche 85 p. 100 de la population et transmet en
moyenne plus de quinze heures par jour a une
importance spéciale pour augmenter les voies
d’information et d’opinions. La quatrième chaîne
prévue poursuivra des objectifs similaires.
Cuba transmet au monde à travers Cubavisión
Internacional.
Le pays compte 577 publications (journaux et périodiques),
dont 26 journaux: 3 nationaux (dont le journal
des syndicats Trabajadores), 14 provinciaux et 8
territoriaux, et un journal à diffusion
internationale.
Parmi les périodiques, principalement revues, 335 sont
publics, dont 37 consacrés aux arts et à la
littérature; 21 au cinéma; 76 à la médecine et à
la santé publique; 30 à l’agro-industrie
sucrière; 23 aux technologiques et au bâtiment;
15 aux sciences sociales; 17 à l’économie et aux
finances; 15 à l’éducation et à la pédagogie; 17
aux sciences biologiques et à la biotechnologie
22 à la normalisation et à la propriété
intellectuelle; 12 à l’industrie et au
transport, etc.
Parmi ces périodiques, on recense aussi 32 appartenant à des
institutions religieuses; 11 à des institutions
privées; 9 à des organisations socialeset des
organisations de masse; 63 à des ONG, et 17 à
des organisations politiques.
Soixante-dix-huit de ces périodiques
apparaissent aussi sous format numérique, tandis
que 127 ne sont disponibles que sous ce format.
Compte tenu d’une telle variété d’éditeurs, de
producteurs, de journalistes et de reporters, de
tant de possibilités et de garanties de
participation directe des citoyens à la
programmation et aux transmissions des médias
publics, d’une quantité si significative de
radios, de sites Internet, de revues et de
périodiques par rapport à l’étendue et à la
population de notre pays, qui pourrait soutenir
sérieusement et objectivement que la pluralité
des médias n’y existe pas? Soit dit en passant,
s’il n’y en a pas plus, c’est surtout à cause
des limitations de papier et de capacité
d’émissions de radio et de télévision imputables
au sous-développement et au blocus.
Le droit de réclamation et la défense des droits
de l’homme face à d’éventuelles violations
En vertu de l’article 63 de la Constitution,
tout Cubain a le droit d’adresser réclamations
et demandes aux autorités et d’en recevoir une
réponse pertinente et opportune dans les délais
fixés par la loi.
Ces clauses ont leur corollaire dans la
législation de l’administration centrale de
l’Etat qui recueille et développe ce droit,
établissant les formes et modalités que ses
organismes doivent suivre pour répondre aux
questions que la population leur adresse soit
directement soit en passant par les
représentants élus.
Chaque Cubain et Cubaine ou ses représentants
peut exposer des plaintes ou des dénonciations
de violations de ses droits et exiger une
réponse à des instances telles que:
- Ministère public, en particulier sa
direction de Protection des droits citoyens. Le
Ministère public a reçu, en vertu de l’article
8, alinéa c) de la loi 83 (1997), la mission de
recevoir les réclamations présentées par des
citoyens au sujet de prétendues violations de
leur droits, tandis que l’article 24, alinéa 2),
l’autorise à disposer, par résolution du
procureur, le rétablissement de la légalité.
- Organisation de masse et
organisations sociales.
- Police nationale révolutionnaire, en
particulier ses mécanismes d’accueil de la
population.
- Institutions de contact avec la
population au secrétariat du Comité exécutif du
Conseil des ministres et à chacun des organismes
de l’administration centrale de l’État.
- Délégués aux assemblées municipales
du pouvoir populaire et conseils de
l’administration municipaux et provinciaux, et
structures permanentes de l’Assemblée nationale.
- Conseil d’Etat.
- Comités municipaux, provinciaux et
central du Parti communiste de Cuba.
Il existe à Cuba les garanties juridiques pour
que toute personne — Cubain ou étranger — puisse
revendiquer ses droits devant les tribunaux ou
les autorités compétents et les défendre face à
toute violation.
Le peuple cubain poursuit sa révolution
caractérisée par des transformations permanentes
en vue d’enrichir la démocratie et la
participation. Les changements ont été nombreux,
et ils continueront de l’être, mais dans le
cadre d’une constitution socialiste dont
l’irrévocabilité a été décidée par la nation
cubaine à une majorité plus qu’écrasante. La
nation ne prétend pas à l’unanimité. Au
contraire, il existe une grande variété
d’opinions et les voies requises pour les faire
connaître.
C’est uniquement parce qu’elle a un gouvernement
du peuple, avec le peuple et pour le peuple, une
démocratie permanente, véritable et
participative, que la nation cubain a pu relever
les défis qu’ont représentés la soudaine
disparition du camp socialiste en Europe de
l’Est et la désintégration de l’Union soviétique
— avec lesquels elle maintenait des relations
d’échanges économiques justes — ces phénomènes
s’étant accompagnés de la recrudescence de la
politique d’hostilité et de blocus des USA.
24-03-2004
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