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Honorables délégués,
Qu’il me soit tout d’abord permis d’exprimer notre
reconnaissance la plus sincère à la fraternelle République
bolivarienne du Venezuela pour l’organisation de la Septième
Conférence des ministres de l’Information du Mouvement des
pays non alignés.
En exprimant nos remerciements aux organisateurs de cette
Réunion pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé
dans cette belle île de Margarita, je suis convaincu que je
traduis le sentiment de tous les participants à cette
Réunion des hauts fonctionnaires.
En même temps, je saisis cette occasion pour rendre hommage
à la Malaisie qui a réalisé un travail extraordinaire en sa
qualité de président de la COMINAC, dont l’empressement et
l’engagement nous encourageront à poursuivre les travaux du
Mouvement dans le domaine de l’information et des
communications, ce qui constitue d’autre part un point de
repère significatif pour le Venezuela, futur président de ce
forum.
Messieurs les délégués,
Dans
le cadre de l’injuste ordre international actuel, les pays
nantis et puissants continuent d’exercer une influence
démesurée en ce qui concerne la détermination de la nature
et la direction des relations internationales. L’information
et les communications sont, elles aussi, les otages de ce
pouvoir hégémonique.
Le
développement technologique accéléré appliqué dans tous les
domaines de l’activité humaine ne peut, paradoxalement,
éliminer les grandes différences qui séparent les riches et
les pauvres, marquées par des contrastes qui s’amplifient et
qui s’étendent aussi au secteur de la communication, de
l’information et des technologies apparentées. C’est ainsi
que l’on parle de fracture numérique comme s’il s’agissait
d’une question soluble et passagère.
On
assiste alors à un flux particulier d’information dans le
cadre duquel les nouvelles diffusées ou cachées sont celles
qui répondent aux intérêts des puissants ; le mensonge
s’impose, l’histoire est manipulée, la discrimination est
légitimée et la liberté d’expression et d’information est
bafouée.
L’instauration d’un Nouvel Ordre mondial de l’information et
des communications est de plus en plus nécessaire. C’est une
aspiration des pays du Sud, réclamée des décennies durant et
qu’ils continueront de revendiquer. Cependant, ceux qui
manipulent la plus grande partie de l’information à
l’échelle mondiale continuent d’essayer de nous convaincre
de l’impossibilité de lutter contre le statut quo et
d’accepter docilement ce que l´on prétend nous imposer en
tant que spectateurs. On aspire aussi à nous obliger à être
des récepteurs passifs des bombardements des messages et des
stéréotypes faits à la mesure des intérêts de domination
politique, économique et idéologique. Aussi, devons-nous
souligner et renforcer les possibilités que nous offre le
Mouvement des pays non alignés pour mener à bien des actions
concertées et concrètes afin de jouer le rôle actif qui nous
revient, de droit, en ce qui concerne l’utilisation des
ressources médiatiques et la jouissance des avancées
vertigineuses de la science et de la technologie dans le
domaine de l´information et des communications.
L’impérieuse nécessité de nous unir, de participer, les
rangs serrés, à des scénarios internationaux de plus en plus
complexes, en concertant nos actions, avalisent le
bien-fondé de nous doter des mécanismes nous permettant de
coordonner nos positions d´une façon souple et dynamique.
Chers collègues,
D’ici peu nous devrons nous adonner au travail et à la
négociation pour soumettre à nos chefs de délégation les
projets de documents qui doivent être adoptés dans le cadre
de cette Septième Conférence des ministres de l´Information
des pays non alignés, à savoir la Déclaration finale et le
Programme d´action. Nous sommes persuadés que nos débats
seront caractérisés par l’ouverture et la solidarité dans la
défense de nos points de vue, de nos positions et de nos
intérêts.
Nous
nous devons de serrer les rangs dans la défense de nos
droits. Les risques, les menaces et les difficultés auxquels
nous sommes confrontés sont similaires et ont des origines
communes. Il est de notre devoir de montrer au monde notre
puissance, notre capacité de relever ensemble les grands
défis que nous impose un monde contrôlé par les plus
puissants.
Nous
sommes sûrs que les documents que nous allons adopter
contribueront à relancer l’action du Mouvement dans le cadre
des débats intenses et des processus qui ont lieu en matière
d´information et de communication sur le plan international.
La
force de notre unité ne pourra pas être ignorée.
Luttons pour
que
la vérité se fraye une voie.
Je
vous remercie. |